Rejouez Hamlet avec Damien Hirst @ The Wallace Collection
Je me rappelle de ma premiere rencontre avec les oeuvres d’Hirst. Du Britart, disait-on.
La Royal Academy of Art avait lance une exposition Sensation, destinee a interloquer, choquer.
Hirst avait remporter la medaille. Des animaux conserves dans le formol dont un cochon coupe en deux, chaque partie s’en allant, comme en promenade dans des sens differents. Une cage de verre abritant un morceau de viande, des mouches y pondant leurs oeufs, s’envolant, retombant mortes: en constante evolution.
C’est que Damien Hirst joue les philisophes. Il joue avec la thematique de la mort, jongle avec les cranes, qu’ils soient colores ou couverts de diamants, interroge la fragilite de la vie et son cycle infini en encastrant des papillons dans ses toiles ou en alignant des cercles a la perfection. Vous en trouerez une petite selection @ l’expo Pop Art @ la Tate.
L’artiste decouvre Bacon, en a la machoire qui tombe et se laisse inspirer. Retour aux pinceaux, Old School pour cet artiste contemporain! The Wallace Collection expose d’ailleurs ses 25 nouvelles toiles.
Ne vous arretez pas a la premiere impression – celles d’oeuvres un peu faciles, un peu enfantines avec ces labyrinthes de traits, ces dessins parfois en filigrane. Prenez le temps de refaire un tout, impregnez-vous.
Admirez la luminosite de cette peinture bleue qui illumine a elle-seule les tableaux. Bien sur, les cranes sont omnipresents. Decouvrez, petit a petit, les clins d’oeils discrets… Le verre d’eau, le cendrier (Hirst a cesse de fumer en 2002, son mariage ne s’en est pas remis: la sevrage fut dur)… Les machoires de requin (l’une de ses premieres oeuvres, vendue une fortune)… De discretes series de ronds… Des papillons… Bref, une ode a la complexite et l’illogisme parfois de la vie, au temps qui passe.
A voir, du moins. pour la force de the White Roses and butterflies…

Damien Hirst - No love lost, blue paintings
The Wallace Collection
Hertford House
Manchester Square London
W1U 3BN
Free!













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