L’Eurostar côté première

Lorsqu’on prépare son escapade parisienne/londonienne, l’Eurostar vient généralement en tête de liste. Pas de limite de poids, départ et arrivée au coeur de la ville, 2h15 de route seulement, enregistrement jusqu’à 30mn avant le départ, certaines classes proposent des prises près des sièges pour brancher son ordinateur. Obligatoirement, l’avion part perdant.

Instinctivement, budget oblige, on prend des billets standard (comprenez éco). Je leur préfère les Standard Premier: sièges plus larges, environnement plus calme, presse gratuite, repas boisson comprise. Finalement, si vous rajoutez au prix d’un billet de base le magazine que vous achetez avant d’embarquer et le menu sandwich/boisson attrappé à la va-vite… Le tarif vaut le coup. D’autant plus que le site vous permet, lors de la réservation, d’adapter le repas: enfant, végétarien…

Le luxe, évidemment, est de voyager en business premier. A quoi bon, diront certains – moi la première il y a peu encore – pour quelques heures de trajet? Y gagne t-on vraiment?

Oui. En facilité, en temps, en confort. Evidemment, il faut avoir la cagnotte pour.

* Côté business, le gain de temps fait souvent réfléchir les sociétés. Le temps, c’est de l’argent. Vous pouvez enregistrer jusqu’à 10mn avant le départ du train, donc quitter votre réunion à la dernière minute. Le billet est, toujours, flexible. Vous pourrez travailler dans le lounge (des chargeurs spécifiques aux marques de téléphones portables y sont disponible ainsi que des prises à chaque table), dans le train en tout confort donc rentabiliser le trajet. Impensable en éco. Ce n’est pas du temps perdu mais rentabilisé. Sans compter que vous arriverez frais et dispo à destination.

* Côté voyage perso, ah, tout de même, le voyage en est transformé. Cela vaut la peine, s’il s’agit d’une célébration, de se l’offrir. Ou de faire standard/standard premier sur une partie du voyage et Business Premier au retour. On savoure vraiment le trajet – le stress est anihilé. On sourit du début à la fin. On se laisse bercer. On est tout surpris d’être déjà arrivé de l’autre rive.

Et puis, il y a les lounges. Quand on saute dans le premier train du matin pour rentabiliser son escapade… on arrive à la gare déjà claqué, un peu frigorifié. Souvent, le café ouvre à peine, met les machines en marche, il faut attendre. En version chic, par contre, on se glisse dans le salon réservé. La lumière est douce, les salons design, on sélectionne la presse du moment (en français et en anglais), on se love dans un fauteuil ou l’on s’égare vers le comptoir (en libre acces) proposant boissons chaudes ou fraiches, viennoiseries ou grignotages selon l’heure, on vérifie ses mails (le wifi est gratuit). Imaginez une sorte de cocon – chacun a son espace personnelle, peut se restaurer tout en sachant que l’équipe est à disposition, discrète mais chaleureuse si l’on a besoin de quoique ce soit. Tranquillité d’esprit assurée. Une chance que des coussins ne soient pas disponibles, on s’y endormirait tant on s’y sent bien.

Côté londonien:

Côté parisien:

Et à bord? Wagon extra calme. Ici, chacun arrive déjà détendu par le lounge, le sourire aux lévres, sans urgence. On attrappe quelques magazines gratuits à l’entrée du wagon, on remonte son repose-pied, on fait basculer son siège légèrement en arrière, le voyage peut commencer. Dans quelques instants, d’ailleurs, on vous apportera une serviette humide pour vous rafraichir.

Certains dégainent leur laptop, le branchent pour économiser leur batterie. Lorsque je prends le train dans le sud de l’Angleterre, les tablettes sont mal pensées, vieillotes elles n’ont jamais été considérées pour les ordinateurs: ils n’y tiennent pas, ça déborde, on ne sait comment s’installer. L’Eurostar a opté pour des versions larges et solides. On peut y étaler sa paperasse ou camper son laptop sans inconfort. Cela semble basique mais si le temps est d’essence vitale pour vous, le trajet en est transformé.

Arrive le repas. Outre jus de fruit, yaourt, pain, boisson chaude, le petit-déjeuner comprend un plat chaud. Au déjeuner et dîner, le plaisir commence par une flûte de champagne. A regarder le soleil se coucher sur la campagne défilant avec en main une dentelle de bulles, on s’estime vraiment chanceux.

Pour se défaire du stéréotype des plateaux repas de voyage – basiques – Eurostar a fait appel au chef Alain Roux, dont le restaurant The Waterside Inn affiche 3 étoiles Michelin. Il amène une brise de créativité au menu, des textures. Je ne m’attendais pas, par exemple à voir un sauté de dinde  au jus de grenade.

Ramequin et transport obligent, la présentation est limitée mais le goût est au rendez-vous. On aime les associations avec des accompagnements, des chutneys. La terrine de lapin, par exemple, prend une toute autre dimension avec sa gelée sucrée qui soulignent la touche d’olive verte. De même, le bleu d’Auvergne est totalement transformé par cette compotée de pruneau. Perplexe avant de tester, on en reste baba. Je suis tout aussi surprise que le filet de saumon ait gardé tout son fondant, la sauce Chablis son crémeux, les épinards aux champignons leur moelleux -  pas évident lorsque l’on doit réchauffer un plat. L’assortiment de petit-fours en dessert sont tout aussi convainquants, bel acidulé de la tarte au citron, la crème du macaron était à base de vraies pistaches et non d’arôme artificiel. Café et thé sont accompagnés d’un carré de chocolat Dolfin. Le repas est pensé pour vous amener de vraies saveurs et cela avec des produits de qualité.

A tester, comparer, tartiner, étaler, découper, vous vous rendrez à peine compte que vous êtes dans le tunnel ou sorti de celui-ci. On prend le temps de réfléchir à ce que l’on mange, avec plaisir. On est suspendu dans le temps – déjà parti, pas encore arrivé -  et donc en dehors du stress du monde extérieur. Les portions sont satisfaisantes -  d’autant plus que vous aurez immanquablement grignoté dans le lounge! On ne ressent pas le besoin, en sortant du train de passer grignoter quoi que ce soit. On est juste bien, surtout si l’on a parcouru Londres/Paris dans tous les sens auparavant. Moi qui ne ferme jamais l’oeil dans les trains, je me suis endormie comme un souche. A mon réveil, mon plateau avait été débarrassé mais l’on m’avait laissé mon carré de chocolat, une petite touche qui représente bien les équipes, très attentives au bien-être de leurs voyageurs.

Verdict? Un cocon. On se laisse porter et on se ré-energise – un luxe que l’on ne retrouve pas dans les classes éco. Il est vraiment possible de travailler sans ses dossiers sans se déconcentrer, de déconnecter du quotidien, de se prélasser, au choix. On ne s’offre pas juste un siège plus confortable et un repas mais une vraie tranquillité d’esprit…

Teatime in Wonderland était invité par Eurostar Standard Premier.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

13 Responses to “ L’Eurostar côté première”

  • nath says:

    Quel luxe!

  • Ca donne vraiment envie et c’est vrai que la façon la plus efficace de se rendre à Londres. Toutefois, je trouve l’aller-retour pour une journée de shopping encore trop chère :( Pour 100 EUR, je le ferais mais les tarifs promotionnels obligent de s’y prendre à l’avance et ne permettent pas de voyager de façon optimale (départ trop tard et retour trop tôt).
    Concernant la classe choisie, je prenais régulièrement le Thalys Bruxelles-Paris en première et je suis bien d’accord avec toi sur le fait que le gain de temps est réel. En première, vous réservez votre taxi dans le train, vous recevez en petit dej digne de ce nom et surtout, le Wifi est offert ce qui permet de se brancher à son boulot. Et ça, ça n’a pas de prix ;-)

  • C’est sûr que quand on est invité, on apprécie…mais ça reste un luxe.
    En tout cas ton voyage donne envie! Malheureusement depuis Bristol je prends toujours l’avion, alors que je préfère largement le train.

  • Xtinette says:

    J’ai eu l’occasion de voyager en premirèe dans le Thalys mais là, j’ai l’impression que c’est encore mieux dans l’Eurostar ! Grande classe !

  • Cynthia says:

    Maintenant je vais hésiter quand je vais réserver les billets pour notre escapade en Novembre !!

  • Merci pour cet agréable et confortable voyage. Cependant,avec un départ situé dans les Pyrénées, l’avion s’impose pour mes voyages à Londres. Bonne soirée.

  • Chocoralie says:

    A little Eurostar dream…! Le luxe a du bon.

    Par contre, je n’ai jamais pris le Thalys en ere. Racontez, les filles!

    Fashiongeekette: Je rencontre le meme probleme pour les bargains ailleurs. Hesiter quelques jours sur une billet d’avion ou de TGV et pffff, il prend £50 ou £100… Les bonnes affaires sont victimes de leur succes!

  • Kavey says:

    We used to take Eurostar fairly often but haven’t for several years now… keep meaning to do so again, book a little break to one of our favourite holiday destinations!

  • Bao says:

    Quelle chance! Après avoir claqué plus de 2000£ cette année en Eurostar, je n’ai toujours pas pu essayer la Business premier…

  • Laurent says:

    Tiens, tu as voyagé avec Rufus… Moi aussi ! Sauf que c’était en classe éco et qu’on a eu 40 minutes de retard, non dédommageables… Pas super…

  • Lili Bé says:

    On peux aussi combiner le coté bon marché de la classe éco et le luxe du lounge grace à la carte blanche: le programme grand voyageur d’eurostar. La carte est gratuite, elle nous est remise à partir d’un certain nombre de points, acumulés à chaque billet acheté. pas mal en attendant de pouvoir s’offrir la toltale!

  • Chocoralie says:

    Kavey: Well, time to plan some holidays then!

    Bao: tu n’as pas reussi a avoir la carte blanche que Lili mentionne?

    Laurent: oui! Et figure toi que p86, ce sont mes photos… Dommage pour le retard, le dedommagement n’est qu’a partir d’une heure…

    Lili: voila un moment que je tente de l’avoir mais je ne paie jamais assez cher mes billets pour y acceder!

Leave a Reply

Suivez nous

Follow Me on Pinterest

Press

Follow me on Hellocotton
Suivez-moi sur Hellocoton

Romantic London

Romantic London

Romantic London

Hello Paris

Tag Cloud

Contact