Archive for the ‘Marre des guides classiques? / Fed up with your usual travel guides?’ Category
Derriere les portes du Leake Street tunnel
Ce tunnel a l’arriere de Waterloo station doit son succes a Banksy, qui y a lance en 2008 le can festival: la rue rendue aux graffeurs et street artists les plus divers. Un succes monstre, les curieux se precipitent, la foule se bouscule.
Depuis, le tunnel est reste pieton et le calme est retombe…
Il demeure l’antre des artistes de rue. Les graffeurs-touristes prennent plaisir a venir laisser leur signature, meme si les oeuvres sont terriblement ephemeres. D’un jour a l’autre, elles auront parfois disparu! Si les graffitis tels qu’on les a decouverts dans les annees 80 regnent, n’hesitez pas a passer regulierement pour tomber sur des tresors:
L’an dernier, le yarnbombing y avait meme fait son entree.
Vous entendrez parfois de la musique classique… L’effort de la mairie pour rappeler qu’il s’agit d’un espace de creation, sans violence. Les employes de la ville venus y faire des reparations, preferent eux, mettrent la radio a fond!
Le tunnel abrite aussi de nombreuses portes, generalement fermees. Le lieu n’appartient pas a la ville et les proprietaires (Eurostar a une epoque) en louent les arches a leur gres. Bansky y a cette annee installe un cinema d’une soiree pour lancer son film Exit through the gift shop. De meme, des vernissages y prennent place et vous longerez une file de VIPs sur leur 31. Decale!
On tombe aussi sur…
… une station de lavage de black cabs…
… d’autres graffitis laisses par les artistes …
… et meme un lieu de reparation pour les pousse-pousses de Covent Garden…!
Leake Street
London SE1 7NN
Psssst… Froggies wanted!
Vous habitez Londres? Vous etes bloggeuse (ou pas), revez de partager votre vision de l’Angleterre, ou juste de passer un bon moment franglais avec d’autres Froggies ?
Fabienne organise le premier rendez-vous Apero sur Londres ce mercredi 12 mai a partir de 20h00.
J’y serai. Enceinte de 6 mois avec un enorme appareil photo, vous ne risquez pas de me rater. Venez donc trinquer avec ma pinte de limonade au gingembre!
Rendez-vous au:
Pub Captain’s Cabin
4 Norris Street
London
SW1Y 4RJ
Un site web a ete cree pour l’occasion, qui j’espere, forte de son succes, deviendra reguliere!
Stanfords: le tour du monde sans bouger de Londres
Un voyage en vue? Une envie de depaysement? Faites escale a Stanfords, LA librairie de voyages.
Guides classiques et insolites, etudes de moeurs et romans de voyages, cartes detaillees de tous les pays, vous y trouverez necessairement votre bonheur.
En 1852, Edward Stanfords, le fondateur, table sur l’expansion des colonies britanniques. Surement, les voyages sont l’avenir? Il decide de faire imprimer d’immenses cartes des differents continents, destinees aux bibliotheques des gentlemen. Mieux encore, il commande le premiere carte detaillee de Londres (meme si le premier A to Z, qui detaillera chaque rue, n’apparaitra qu’en 1936. Saviez-vous que c’est femme qui s’etait mis ce challenge en tete? Lisez donc Mrs P’s journey pour en savoir plus). Il est aussittot acclame par la Royal Geographical Society.
A partir de 1947, la compagnie se concentre sur les cartes etrangeres. De veritables pionniers a l’epoque: topographiques, geologiques, thermiques, nautiques, historiques… Leur reputation est faite. D’ailleurs, Sherlock Holmes achete une carte chez Stanfords dans Les chiens de Baskerville! Justement, le grand public a de plus en plus acces aux voyages et se montre friands de guides generaux mais aussi specialises.
Depuis 2001, est venue s’ajouter aux rayons la litterature de voyages. Des conferences s’y tiennent lieu egalement.
Les trois etages sont entierement remplis de reves, la deco se veut semee d’aventures. C’est egalement l’endroit ideal pour trouver des gadgets de voyage, de camping ou des cadeaux pour petits et grand explorateurs…
Stanfords
12-14 Long Acre
Covent Garden
London WC2E 9LP
Et autour?
- Des cocktails…
- Des glaces au yaourt et aux fruits - un delice…
- Une boutique de bonbons aux couleurs retro…
- Les meilleurs cupcakes de Londres a mon gout…
- Un petit havre de paix…
Traquer Sherlock Holmes…
Sherlock Holmes n’existe que dans le monde extraordinaire de Conan Doyle. Le fameux detective apparait d’abord dans une nouvelle en 1887.
Le public l’acclame, l’auteur continue sur sa lancee. Puis se lasse. Au bout de quelques annees, Holmes lui semble trop present, d’autres ecritures le tentent, des romans historiques par exemple. Hop, c’est decide: en 1893, The final problem voient Moriarty et Sherlock plonger dans le vide. Shocking pour le public qui ecrit en masse et reclame son retour a grands cris. Conan Doyle se recolle donc a la tache – 56 romans en tout.
Son succes reste entier – il suffit de voir les visiteurs defiler a son “adresse”! Caractere fictif soit, mais un petit musee a ete recree au celebre 221b Baker St pour transmettre l’atmosphere des livres. Ideal pour le voyage dans le temps et rendre les ouvrages plus vivants aux enfants.
Les etages sont minuscules - le quartier n’etait pas riche a l’epoque. Le premiere reste sans doute le plus interessant – on imagine tres bien les deux accolytes en pleines conversation devant la cheminee. On s’etonne presque de ne pas voir la pipe de Sherlock fumer dans un coin… Watson est tres souvent la pour vous accueillir, vous faire asseoir en face de lui, enfiler la casquette de detective le temps d’une photo.
Un bobby est egalement poste a l’entree et vous proposera d’enfiler cape et chapeau pour completer le tableau.
Juste pour le sourire entre deux aventures a Londres…
Profitez-en pour faire le plein de souvenirs a la boutique. De la peluche a la loupe en passant par le de a coudre!
Sherlock Holmes Museum
221b Baker St
London
NW1 6XE
£6/adulte, £4/enfant
Equipes en accessoires? Allez donc poser de profil dans la station de metro…
Longue vie a l’Underground Restaurant!
Je discutais du concept avec un groupe de collegues la semaine derniere. L’idee leur etait inconnue, obscure. La premiere image qui leur venait en en tete est souvent celle d’une crypte, lumiere tamisee, ambiance gothique peut-etre…
Il s’agit en fait d’un courant alternatif. Plutot qu’un lieu formel, ce sont des particuliers qui recoivent chez eux. Passionnes de cuisine, ils ne souhaitent pas les responsabilites d’un restaurant au quotidien, c’est la passion, l’envie de partage qui les anime. De casser le cadre guinde d’un restaurant ou les clients sont bien separes des cuisines, chacun son monde. De melanger leurs invites, d’experimenter, d’etonner et de s’asseoir avec eux a la fin du repas, bref de briser la facade foid du business pour y reinjecter le plaisir… On invite chez soi, on dresse de belles tables tout en laissant le cote humain, personnel d’une vraie maison…
La curiosite m’avait deja menee vers The Hidden tearoom pour un afternoon tea a se lecher les doigts et en formidable compagnie. Les trois heures s’etaient passees comme dans un reve.
J’entraine donc Celine dans l’aventure – testons donc le plus celebre, the Underground restaurant. Si le menu de l’afternoon tea reste le meme, MsMarmiteLover aime a jongler avec les idees. Attention, chaque nouvelle date est prise d’assaut, prevoyez donc bien a l’avance.
Nous voila en route pour The Realm of Senses, un diner sur le theme des sens. J’avoue avoir toujours un instant de doute avant de sonner a la porte. Une soiree en compagnie d’inconnus peut s’averer mortellement ennuyeuse… Mais non. Le fait de partager cette experience denote deja de nombreux points communs, une envie de difference, une curiosite, un amour des bons plats aussi… Autour de la table, on parle voyages, blogs, cinema, bouquins, cuisine, on s’anime, on rit, on compare, on commente.
Au menu? Du ceviche parfume au yuzu et gingembre avec musique de fond… Habituee au poisson cru a la Tahitienne, lait de coco, doux, celui-ci est surprenament rafraichissant. Les conversations vont bon train et personne n’a vraiment fait attention a la musique, plus occuppe a se regaler!
Suit une selection de plat indiens – coconut dahl, riz parfume, salade indienne au concombre et grenade, raitha, curry cremeux aux aubergines et aux intrigants mais absolument delicieux tindas… (entre une mini-courge et un mini-melon en gout). Chacun mange avec ses doigts, comme en Inde. Les rires fusent – nous en sommes pas tres doues. L’experience developpe t-elle le toucher? La sensibilite aux ingredients? Surtout, on reflechit plus a ce que l’on savoure. On note plus les couleurs, on teste plus de malanges aussi: avec une fourchette, il est facile de separer les zones de l’assiette. Avec ses doigts… on attrappe ce qu’on peut, melangeant des sauces plus exotiquement. On s’en leche les doigts, evidemment… Le grand avantage d’un restaurant-maison? Le rab! Les serveuses passent, ramenent du riz, de la sauce selon les desirs de chacun.
Les invites retiennent leur respiration – voici venue l’epreuve de l’odorat. Une enorme part de Durian, assez agreable au nez finalement mais qui sera fidele a sa reputation… et surtout fera l’unanimite: vade retro satanas! Interessante experience car aucun d’entre nous n’aurait jamais ose en acheter (d’autant plus que le mastodonte coute £30 le fruit) mais restait curieux de le tester… Nous nous retranchons sur le fromage Stinking Bishop, bien fait, coulant, fuyant litteralement sur la nappe. Fort au nez mais les amateurs de fromage apprecient, se resservent volontiers. Celui-ci n’aura pas fait long feu… Bonne idee egalement de le servir avec des amandes.
Le dessert est accueilli chaudement. Surprise et masques pour apprecier totalement celui-ci. On tatonne, on donne quelques coups de cuillere a cote de son ramequin. Du chocolat, epais… Une couche differente sur le dessus, fraiche, que je reconnais rapidement pour de la glace a la creme fraiche qui tempere elegament la texture riche du chocolat. Et la base? Ca croque, ca croustille. Le mystere est complet: en fait un surprenant melange de noix de pecan et de bonbons acidules pop qui eclatent sur la langue… On fait glisser sur les papilles, on s’interroge. Tellement plus facile de reconnaitre les ingredients lorsqu’on les a vu ecrit sur le menu! on fait durer le plaisir…
Plus qu’un diner, une experience, une soiree, un amusement gustatif. Sans compter la tres charismatique MsMarmiteLover, qui me rappelle les fees de la Belle au Bois dormant version Disney: elle est vraiment ici dans son element et semble voleter gaiement entre chaque table, les joues rosees de plaisir, interessee par chacun, une gaiete contagieuse. Elle est… petillante! Rajoutez qu’elle a vecu 7 ans en France et qu’elle parle impeccablement le froggie.
Une occasion a renouveller aussi souvent que possible!
Le blog de MsMarmiteLover: http://marmitelover.blogspot.com/
Par ici pour les tickets!
Fenetre sur le Londres Georgien
Vous connaissez sans doute Tracy Chevalier par son premier roman, La jeune fille a la perle, une petite merveille egalement adaptee au cinema. Des tableaux merveilleux, elegants inspires de ceux de Vermeer, au centre de l’histoire.
Avec Burning Bright, l’auteur se tourne vers le Londres de la fin du 18eme siecle. L’intrigue n’est certes pas aussi passionante, l’histoire cousue de fil blanc. Mais les peintures de cette epoque sont rares, les ouvrages se concentrant generalement sur l’epoque Henri VIII, elisabethene or victorienne. Les fenetres ouvertes sur la capitale sont tres vivantes – le Lambeth de l’epoque, les myriades de petits metiers oublies, lessiveuses, fabriquants de boutons… l’atmosphere des pubs, les industries de l’epoque comme l’usine de moutarde, l’exploitation des employes, le quartier rouge de Soho et la pauvrete de St Giles… D’autres recits se lient a la trame – l’influence de la Revolution Francaise sur les esprits de l’epoque, entre idees revolutionnaires et trahisons, on ne choisissait pas ses ideaux politiques, evidemment. L’association de Lambeth pressurisera les locaux a signer allegeance au roi. Mais aussi le poete Blake, libre penseur, excentrique, dont on decouvre un peu plus le parcours.
Quelle surprise, aussi, d’apprendre l’existence du cirque Astley, au pied du Westminster Bridge. Au debut, une simple parade equestre qui evoluera vite avec animaux savants, mini spectacles, feux d’artifice, funambules… Chevalier rend formidablement l’ambiance des defiles mais aussi des incidents – le batiment brulera plusieurs fois et sera reconstruit tout aussi vite. On y decouvre les artistes en pleine repetition, les menuisiers au travail, les enfants en attente alentours a l’affut de la moindre course ou meme du moindre ragot.
Un livre ideal pour un long voyage en train ou en voiture – facile a ouvrir, facile a refermer, facile a reprendre. Interessant surtout pour cette ouverture sur une epoque plus rarement abordee et qui rend la promenade dans Londres un peu plus magique, l’image d’un autre temps se transposant aux devantures modernes…
24 hour London: le guide ideal dans votre sac a main
J’aime le week-end, m’attabler avec un bol de cafe au lait – so Frenchie – quelques magazines a parcourir et quelques sites webs choisis pour decider du programme de la journee.
Ce matin, la presse a ete remplacee par un tout nouveau guide sur Londres, 24 hours.
La curiosite me demange. Des guides, j’en ai pourtant ratisse. Des classiques, des historiques, des anecdotiques. Des jeux de piste et des enigmes. Des 1000 choses a faire, d’autres a faire a moins de £10. Des Londres insolites, des Londres victoriens. Pour creuser un peu plus loin, je me suis penchee sur Underground London, plus coton mais tres instructif. Un peu a court, je continue sur des romans plus ou moins historiques: a house by the Thames… Salaam Bricklane… Mrs P’s journey…
Un nouveau guide pourrait-il donc m’etonner? Une introduction par Boris Johnson peut-il servir de carte de visite? Mmm. Je troque mon habituel cafe au lait contre un ristretto. Let’s talk business, baby.
L’originalite du livre reside dans son organisation. Non pas par quartier ou par activite mais par heure de la journee. Mon visage s’eclaire – pour m’etre retrouvee depourvue a l’heure de fermeture des musees avec deux heures de battement, ou meme coincee a 23.00 avant de prendre le dernier train d’une heure du matin… l’idee est allechante.
Cela dit, je connais Londres comme ma poche. Je balaie la presse evenementielle au quotidien.
Et pourtant, des les premieres pages, je remplis mon carnet de notes. Des revelations, des adresses oubliees, des details ignores. Mais aussi mes adresses preferees qui me font d’autant plus apprecier l’auteur: nous sommes donc sur la meme longueur d’ondes. Le tout dans un style clair, facile a lire et a retenir avec des titres cocasses comme je les aime.
Des mosaiques Hitchock dans le metro? Des maisons fantomes? Un tour de ferry gratuit? Les meilleures adresses de cocktail ou de jazz a n’importe quelle heure de la nuit? Faire des longueurs a deux heures du matin avant de boire un martini?
Ideales aussi, les listes thematiques 24 hours on the cheap, 24 hours with Nature…
Je me retrouve a consulter le guide dans tous les sens. Du debut a la fin. Via l’index. Par heure de la journee. En surlignant des passages. En sirotant mon cafe debout dans la cuisine. En deux heures, j’en etais a ma deuxieme lecture.
Voila le premier bouquin qui m’entousiasme autant depuis 1000 things to do in London dont il est d’ailleurs complementaire. Leger, souple, format ideal pour un sac a main (les messieurs souriront, evidemment). Une mine pour seulement £9.99 (£6.84 si vous le prenez sur Amazon)! Le cadeau ideal pour tout amoureux de Londres.
Mieux encore, Marsha Moore travaille sur la version parisienne de l’ouvrage….

Londres-plage
Si vos ballades vous menent souvent a Londres, vous connaissez bien sur les bords de la Tamise. Vous connaissez Southbank par coeur.
Sans doute meme jetez-vous parfois une piece aux sculpteurs de sable a Gabriel’s Wharf, la ou la riviere decouvre un banc de sable parfait.
Mon petit plaisir est de marcher le long de la berge. Pas de jour, entouree de touristes, mais de nuit, lorsque la maree est basse. Le chemin alterne entre caillouteux et sablonneux. Les yeux se posent sur des eclats de faience lisses par le courant. Ou sur des restes de piliers en bois qui soutenaient autrefois une jetee. Le clapotis des vagues vous accompagne comme en musique. La ville prend une allure de conte de fee, sureelle, vue de si bas.
Descendez donc par l’escalier de Gabriel’s wharf et remontez just’apres le pub The Founder’s Arms just’avant la Tate pour cette promenade en dehors des sentiers habituels… (vous croiserez d’autres escaliers entre ces deux points)

Nouvelles des parcs de Londres
Dans mon quotidien toujours pressé, le gain de temps reste maître – je me repose bien souvent sur les grandes branches de librairies sur mon chemin. Je jette un coup d’oeil aux nouveautés, je feuillette, je note des références… et je commande sur Amazon pour un meilleur prix. Extrème praticité mais arrière gout d’insatisfaction, de trop vu, de top ten du Times Entertainment section.
Au détour improbable d’une ballade, je traverse Holland Park et tombe sur la fabuleuse mine de Daunt Bookshop, une devanture boisée, une allure edwardienne, une de ces librairies indépendantes qui vous donnent l’envie folle de vous assoir par terre, de construire une muraille autour de vous et de disparaître du monde quelques heures pour une cure de lecture. Vous savez, ces rayons qui gardent une saveur d’aventure et d’exploration?
Je griffonne des pages entières de référence dans le rayon Londres, redouble d’entousiasme et de curiosité pour la ville.
Découverte dans ce coffre à tresors, la collection Park stories, 8 nouvelles éditées par les parcs royaux de Londres, un genre littéraire qui tend tristement à disparaître. C’est pourtant celui qui convient le mieux à notre rythme de vie, idéal pour le commuter, facile à glisser dans son sac à main…
On ne peut etre Londonien sans croiser et recroiser les jardins royaux, longer le Serpentine, retomber sur l’Orangerie, croiser les pélicans de St James, grimper jusqu’à l’observatoire de Greenwich, regarder les biches de Richmond dans les yeux…
Je m’attendais, je l’avoue, à une présence plus marquée du parc, de son historique, de ses caractéristiques, avec une histoire en trame. C’est ici l’inverse – vous pensiez retrouver un lieu, un chemin, une atmosphère que vous connaissiez, des cailloux blancs de Petit Poucet. Le parc ne sert que de toile de fond, assez effacée, au recit, un point de depart, un déclencheur de liberte. Décevant? Finalement non: la nouvelle infuse au parc un autre caractère, lui confère une identité et c’est celle-ci que vous rechercherez instinctivement lors de votre prochaine ballade… Vous aurez envie de courir au Diana Memorial, de vous envoler à St James Park, de flouer les touristes à Greenwich, de croire aux fantômes à Green Park.
A £2 piece, laissez-vous tenter par la collection. Craquez particulièrement pour la vision de Kensington par une petite fille du Kowait (Hanan al-Shaykh, a beauty Parlour for the swans) et la magie triste, émouvante d’une histoire d’amour à St James Park (Clare Wigfall, Along birdcage walk).
Park stories
Disponibles sur le site web des Royal Parks ou a Daunt Books (plusieurs branches)
Girl Power
Les monuments dedies aux soldats, aux bataillons, aux morts pour leur patrie sillonent la capitale. Leur qualite varient, sombres, fiers, impressionnants, symbole de bravoure, de courage, toujours. On parle, toujours, de ceux qui sont alles au combat.
On connait moins cette sculpture de bronze de John Mills sur Whitehall, toute en rondeurs, un peu plus efface, sans arme aucune… un hommage au sept millions de femmes qui ont a leur facon lutte pendant la seconde guerre mondiale. Les maris partis au front, elles otn retrousse leur manches, se sont portees volontaires pour le service militaire, mais aussi comme ambulancieres, infirmieres, conductrices de trains et de bus, minieres, ont participe a la construction d’avions, de bateau, ont fabrique des munitions… Le titre utilise la meme police que les livres de ration de l’epoque.

J’aime dans cet oeuvre le mouvement des tenues de travail, la presence presque palpable de cette force feminine, prete a reprendre leur uniforme a tout instant…
Intrigue? Passez decouvrir, pres de Waterloo, l’extraordinaire Imperial War Museum (ironiquement, un ancien asile de fou) - une fabuleuse collection de slogans comme Dig for Victory montre l’incroyable unite des Anglais durant ces deux guerres. Vous decouvrire aussi l’evacusation des enfants de Londres vers les campagnes lorsque les bombardements se faisaient trop menacants, par vagues, en train, avec just’une valise et une etiquette autour du coup.
Essayez egalement ce livre extraodinaire: Can any mother help me? Nous sommes pres de la seconde guerre mondiale et se sentant isolees, un groupe de femmes correspond et cree un magazine. Chacune ecrit un article qui se rajoute a la pile et qui est envoye a la lectrice suivante. On decouvre la vie britannique durant la guerre par leur yeux. Classique? Deja vu? Il ne s’agit pas la d’un roman, mais d’histoires vraies – une gamme extraordinaire de vies familiales, de milieux sociaux, de regions, d’avis politiques feminins. Elles se battent pour les details du quotidien: l’education des enfants, un avion qui s’ecrase dans le jardin, les sirenes, les grossesses, les rations, l’accueil des evacues… Quelle fenetre sur l’epoque!





























