Archive for the ‘Uncategorized’ Category
Tempo
La réputation culinaire de Tempo n’est plus à faire. Ses spécialités italiennes sont si fondantes, si savoureuses qu’il suffit d’une seule visite pour lui jurer fidélité… et y revenir au plus vite. La salle du restaurant vient d’habiller ses murs d’une collection de cartoons politiques, de fascinants originaux (dont ceux de Peter Brookes) qui vous font retraverser l’histoire avec une ironie extraordinaire, un trait précis qui fait mouche… Une nouvelle raison de s’offrir un festin au coeur de Mayfair.
Tempo
54 Curzon Street
Mayfair
London, W1J 8PG
Babel
Bien plus qu’une pièce de théatre ou un spectacle, Babel est une expérience. L’histoire, pourtant riche, est presque secondaire. Tout commence à l’orée d’un parc. La file d’invités entre, accueillie dans une multitude de langues. De part et d’autres du chemin, des scènettes prennent place à travers les feuillages, individus dans leur bulle, tricotant dans un arbre, récitant un poème, épluchant des légumes sur un banc, dînant en solitaire, tapant à la machine à écrire… Une cinquantaine intrigue ainsi les passants. Ici et là, d’autres personnages en tenue blanches répètent enigmatiquement “Look hard”, “See more”, “The day has come”…
On débouche enfin sur une clairière, dans laquelle se dressent un clocher d’église, des tentes aux formes futuristiques. Impossible de deviner la suite. Pas de siège, de scène définie. Chacun est libre de se déplacer librement, de découvrir les artistes. Ici, on apprend à tricoter, on crée une ville en plasticine, on écoute un récit fabuleux sur le language, on écoute une chorale, plus loin un orchestre qui rappelle les fêtes de village, on boit un verre en se mêlant au paysage.
Puis l’histoire se déroule, les actions s’enchaînent, tout autour de vous, à quelques pas parfois. Vous devenez public et intervenant, vous êtes au coeur même de la soirée, les intervenants (300) s’adressent autant à vous qu’à leurs compagnons de jeu. Rien n’est statique – on se tourne ici et là vers les différentes estrades, les tourelles, le clocher. On vit plutôt qu’on ne regarde. On se sent.. concerné par l’action autour de soi, projetté entièrement dans un autre univers. Un spectacle hautement interactif et définitivement inoubliable, sur l’individu, la communauté, la communication au-delà même des mots, la force d’être ensemble, la bravoure de gens simples, seuls ou ensemble.
BABEL, jusqu’au 20 mai 2012
Offrez-vous un billet à £10 le dimanche 13 mai, appelez le 020 7223 2223 ou clickez sur BABELLONDON.com en indiquant le code promo: Blogger.
Carnaby Street book exchange
Un petite oasis littéraire dans le coeur fashion de Londres. Le Carnaby Street book exchange offre une pièce toute simple, une poignée de fauteuils, quelques détails vintage, des étagères couvertes d’ouvrages, des neufs, des anciens, la plupart ont déjà eu plus d’une vie, en ont encore quelques unes à offrir. Il vous suffit d’amener un livre, de piocher celui qui vous fera sourire, l’échange est gratuit. L’effet est immédiat - peu sont ceux qui repartent immédiatement, bouquin en poche. Les curieux commencent par feuilleter, cherchent une chaise à tatons et se plongent dans un autre univers…
Carnaby Street book exchange
Ground floor, Kingly Court
Carnaby Street
London, W1
Charley Harper dishes
Le trait de crayon Charley Harper s’axe sur un monde étonnament géométrique. Le dessin par l’architecture… Ses sublimes esquisses de poissons sont à présent déclinées par Fish Eddy en assiettes graphiques chez Liberty. On n’aurait finalement rien envie d’y poser, juste de les admirer sur une belle table aux couleurs du Pacifique.




Un week-end à Londres: 11-13 mai 2012
J’aime, dans les stations de métro londoniennes, chercher les petits détails. Pas une qui n’ait une fresque, un détail d’antan. Et vous, quelle est votre station préférée? Pour les petites idées du week-end, c’est plus bas!
Tranche d’art:
* Offrez-vous un ticket pour Babel, la nouvelle production théatrale en extérieur et de proportions époustouflantes. Pour un billet à £10 le dimanche 13 mai, appelez le 020 7223 2223 ou clickez sur BABELLONDON.com en indiquant le code promo: Blogger.
* Samedi, le London Symphony Orchestra ravira les mélomanes sur Trafalgar Square.
* Hermès fête ses 175 ans de talents avec une exposition gratuite qui fera soupirer d’envie les fashionistas.
* Les studios d’artistes font porte ouverte à Wimbledon.
Miam time:
* Jusqu’à vendredi, partez à la chasse aux glaces gratuites de Ben & Jerry’s.
* Passez-vous régaler à Street Feast, un marché de nuit tous les vendredis soirs dans Shoreditch.
Spécial boutchous:
* Le festival Punch & Judy (l’équivalent de Guignol) à Covent Garden vaut toujours le détour. Passez-y, c’est gratuit.
* Emmenez les rêver devant les mondes miniatures des maisons de poupée - tout un festival à Kensington.
* Ajoutez à la magie et retrouvez Narnia dans Kensington Gardens.
En dehors des sentiers battus:
* Pour un moment zen, célébrez l’anniversaire de Bouddha à Leicester square.
* Samedi, les Morris Dancers viendront égayer Westminster.
* Petit coup d’oeil au Jubilee, mais côté timbres, par ici.
Handmade in Britain
Comment définir Handmade in Britain? Multi-facettes. L’idée était de présenter des artistes britanniques extraordinaires, sans avoir à ratisser les galleries pour les découvrir. D’émerveiller les lecteurs par la finesse de leur travail, leurs talents, leur créativité, leur savoir faire, qu’il soit dans la tradition ou dans l’innovation.
On le feuillette dans un premier temps en s’attendant un peu à un guide. Le mot convient peu, parait trop froid. Ce sont les photos, bien sûr, qui séduisent d’abord. La pureté de lignes. La beauté des courbes. Le grain sublimé du bois. La finesse d’un tissu. La délicatesse d’un bijou.
La première fois, l’on va trop vite, on s’énivre d’images. Dans un monde habitué aux high street stores, on en a oublie l’individualité d’un objet unique. Sa façon de vous toucher car derrière lui, il y a un artiste, une histoire.
Et puis l’on prend le temps. On ralentit son geste. Le regard s’attarde sur les titres, une phrase qui ouvre une porte sur la personnalité de chaque créateur, invite à lire plus avant, à découvrir leur monde plus avant. On le savourera finalement comme on le ferait d’un recueil de nouvelles, une page à la fois, chaque univers s’attardant dans vos pensées… Et puis, on le laissera bien avant sur la table avec les livres d’art, car finalement, c’en est un…
Mulberry – Collection automne hiver 2012
A la pensée de l’hiver, Mulberry s’est inspiré du grand classique pour enfant Where the wild things are. Des créatures surnaturelles oui, mais enveloppées de fourrures brossées, stylées, au regard pénétrant comme celui d’un félin… L’idée? Retrouver en soi l’exploratrice morderne, avide d’aventures, à l’imagination débordante. Ajoutez quelques influences eskimo, indiennes-américaines, des textures complexes qui appellent au toucher et vous voilà prêtes à affronter les températures les plus polaires avec un chic désarmant…



L’adorable homme des neiges Mulberry se retrouve à l’honneur sur quelques pièces clés comme cet ensemble corail, qui allie conton et dentelle, confort et glamour. Un coté girlie-kawaï et un effet bonne mine immédiat.


Out les couleurs tristes. Dentelle, cuir, fourrures, tissus quiltés reprennent la palette vive de l’automne, mêlant le sombre à des couleurs écarlates. Un effet tye dye époustouflant, luxueux. Parfois réversible comme sur cette troisième photo - arc-en-ciel au dehors, fourrure au dedans. Out are sad colours.



Beaucoup de fourrures au rendez-vous, dans des tons cannelles, chêne,écorce brune, truffes. On craque sur la robe de lapin tressé, une douceur inégalable, un glamour irrésistible. L’idée est de superposer les épaisseurs aux textures les plus soyeuses - comme ce manteau en chèvre, glossy à souhait.



Les tenues n’oublient pas le figure-hugging, mariant là encore cuir souple et dentelle, soulignant les formes, cintrant la taille.

La mode est aux tassels et aux studs, qui viennent réhausser jusqu’aux talons haut.


Mais la signature est sans équivoque les wedge booties, avec leur élégant revers, avec ou sans fourrure. Belle déclinaison dans des teintes classiques ou flamme, serpent, cloutées, suede… Ainsi chaussée, aucun obstacle ne semble insurmontable.

L’accessoire ultime: le sac Mulberry, bien sûr. Le Del Dey est déjà sur la wishlist des fashionista mais guettez donc plutôt les éditions limitées, qui ajoutent à son côté hollywoodien. On le retrouvera donc en autruche, peau de serpent à effet métallique, croco. Finition bijou avec un médaillon reprenant l’effet du cuir, tortue ou serpent.




Dans les incontournables, on comptera le Maisie avec son fascinant effet trompe-l’oeil. Minimaliste mais innovant, il attire immédiatement le regard. Sa lanière s’orne de boucles metalliques chicissimes, son revers joue sur l’effet serpent et pour celles qui aiment sortir des sentiers battus, il peut revêtir une fourrure bleue pétrole.



Mon coeur fond pour le côté aztèque des sacs Zig Zag, dont les lignes se font ethniques ou gothiques, toujours dans un cuir ultra-souple pour une effet graphique épatant.





Le tweed se fait exotique sur le Lily, corail et métal. La lanière offre deux façades – une courte sur le devant pour le tenir en main, une plus longue pour le porter à l’épaule.
Denier coup de coeur - l’Alexa en couleur flamme, littéralement rayonnant. Une merveille au toucher également, du cuir de veau, une très belle finesse.


Mulberry a nettement écrit ses lettres en or sur la saison automne-hiver à venir. Arriverez-vous à choisir un préféré ou vous faudra t-il craquer sur toute la collection?
Be Queen with Tatty Devine tiaras
La petite touche British pour passer une soirée royale! Dessinées par Tatty Devine, ces tiares se déclinent également en carosse galopant, diamant, myriade d’étoiles… Retrouvez les à la Wonder Room de Selfridges, autour d’une gamme de design dédié au Jubilé ou sur la boutique en ligne.
Petal bag by Blank
Très belle idée que le sac Petal sur le site Blank. Pensé par le créateur brésilien Walleska, il est le symbole même de l’éco-chic. Regardez bien: il est entièrement confectionné de languettes de cannettes soigneusement brodées. Tout en souplesse, il se pose en belles vagues courbes. Un petit détail du quotidien, qui passe généralement inaperçu, soudain sublimé.
The Berkeley Prêt-à-Portea afternoon tea
Lassé de l’afternoon tea classique, Earl Grey, scones et clotted cream? Optez pour sa version fashion au Berkeley. Un mini-défilé de mode, tout de sucre vêtu, inspiré des dernières collections de créateurs. Les tables s’égaient de vaisselle dessinées par Paul Smith, rayonnante de couleurs, réhaussée d’une touche d’or. Finalement, plutôt que de voir la vie en rose, on la verra en technicolore… Sortez le champagne!
Les délices salés sont toujours au rendez-vous, pain assortis au saveurs, mini-bun gourmand. Mais aussi des bouchées parfumées, sashimi de saumon enrobé de graines de pavot, élégant curry de crabe, boeuf satay concentré en saveurs, mousse de wasabi, gazpacho de poivron réhaussé d’une goutte de tabasco… Autant de textures veloutées mais légèrement relevées qui réveillent les papilles.
Oubliez les scones, superflus devant le festival qui vous attend. De véritables oeuvres d’art où le sucre prend des teintes arc-en-ciel ou léopard, joue sur les formes, se plisse comme un tissu … Quel talent pour réinventer les tenues des designer haute-couture! On se régale ainsi d’un sac Dolce et Gabana en chocolat tressé, abritant un sponge cake à la myrtille, étonnament moelleux. On alterne les cuillerées de dessert au couleurs pastel Mulberry (crème de menthe, chocolat blanc et nuage de framboise, couronné d’une meringue au lemon curd) avec celui Jason Wu (un bavarois à la cerise couvert d’un crème très douce à la noix de coco. Sur le dessus une jupe de sucre découvre une jambe sur talon haut). On croquera dans un biscuit dédié aux sublimes chaussures à semelle rouge de Louboutin puis dans un autre inspiré du bikini 1950 rouge à noeud blanc présenté par Miu Miu. La signature léopard de Michael Kors vient quant à elle sublimer un opéra divin qui rivalise sans mal avec les créations parisiennes – riche, corsé, crémeux. Tout aussi épatant, le triangle art déco reprenant les détails scintillants et métalliques d’une robe de Gucci: une mousse Valrhona décadente au Grand-Marnier et des perles bijoux dorées, en fait du popping candy, qui pétillent en bouche. On hésitera à couper dans la pyramide Valentino, qui cache sous un poudré multicolore une délicate gelée de champagne… Finissez sur l’adorable gâteau à la vanille, rayé rouge et blanc, emplis d’une crème aux fraises des bois et couronnée d’un bouton jaune lui aussi comestible, parallèle d’un modèle Fendi.
Outre la sélection de thés classiques (Assam, Earl Grey…), la gamme propose aussi un poire-caramel et un truffe au chocolat-menthe qui devraient plaire aux gourmandes. Essayez également les infusions fruitées, sublimes. Pas de sachet mais des fruits séchés qui libèreront toutes leurs saveurs au contact de l’eau chaude: très parfumé, plus rafraichissant qu’un thé. Funky Fruits, Posh Pomelo & Melon, Luscious Lemon and Amazing Apple, Gorgeous Ginger (une merveille!) promettent de vous surprendre et vous ne résisterez pas à grignoter les cubes de fruit après votre dernière gorgée…
Verdict? L’afternoon tea qui s’impose après une après-midi shopping (Harvey Nichols est à deux pas), entre amies, après une expo mode (Louboutin au Design Museum jusqu’au 09 juillet 2012 ou Ballgowns au V&A jusqu’au 06 janvier 2013). Le petit plus qui rend la journée mémorable… A ne pas rater, la déclinaison royale à l’occasion du Jubilee qui présentera les chapeaux iconiques qui nous ont tant fasciné.
The Prêt-à-portea afternoon tea (£35 par personne, £49 avec une coupe de champagne)
The Berkeley
Wilton Place
Knightsbridge
London SW1X 7RL
(Des alternatives sans gluten et sans noix sont disponibles sur demande - prévenez l’hôtel 24 heures à l’avance)





























































