Posts Tagged ‘cocktail’

Big Easy

Fan des diners ? Vous allez adorer Big Easy. Inspirée des crabshacks – ces restaurants de bords de mer spécialisés dans les plats de poissons, crustacés et autres délices américains – voici 20 ans que l’adresse régale les gourmands de King’s Road. Elle offre la même atmosphère décontractée qui séduit autant les habitués que les passants, alléchés par les copieuses assiettes entraperçues.

A l’intérieur, on trouve ce charme du Sud des Etats-Unis. Une décoration simple mais colorée, des touches d’humour, un accueil chaleureux, une carte offrant des plats traditionnels à d’excellents prix. Ici, l’on croise des businessmen qui desserrent leur cravate, des bandes d’amis, des familles dans un joyeux mélange de rires et de verres levés.


Après-midi ensoleillée oblige, nous nous asseyons en terrasse et commandons une Pina Colada pour l’effet vacances, belle onctuosité de la crème de noix de coco adoucie par le rhum et généreux en ananas frais. La gamme de cocktails est large, les enfants pouvant profiter des milk-shakes maison comme le sympathique Graceland (vanille, beurre de cacahuète, banane) et les parents de la version améliorée, rehaussée d’une gorgée d’alcool. Ci-dessous, le Pirates of the Carribean allie ainsi crème glacée à la vanille, rhum, crème de noix de coco et – la petite touche en plus -  de la menthe fraîche. La mousse laisse des moustaches sucrées et l’on s’en lèche les babines avec délice.

Impossible de choisir dans la liste d’entrées -  chicken wings sauce voodoo?  Beignets de crevettes ? Poivrons farcis ? Notre serveuse conseille les moules, dont le fumet est divin. Celles-ci se sont infusées d’une sauce aux oignons et vin blanc que l’on finira d’ailleurs à la cuillère… Accompagnez-les d’une assiette de Potato skins, une chair en flocons moelleux, les notes aromatiques de la ciboule, le tout couronné généreusement de cheddar. Ajoutez une cuillerée de sour cream pour régal intense. Attention, si vous êtes venus en famille, les boutchous les feront disparaitre en  un rien de temps!

Ici, l’on vient déguster un plat de roi : le homard. Mazette! Le marché est fait au quotidien pour une fraicheur impeccable. Alors qu’il faudra copieusement délester son porte-monnaie pour le voir sublimement présenté dans un restaurant haut de gamme, on vous propose ici  une version plus honnête et tout aussi savoureuse. Pour  £19.95, on peut dîner d’un crustacé d’un kilo coupé à moitié, à décortiquer vous-même. Impressionnant. La chair est extrêmement tendre, savoureuse, presque sucrée. Evidemment, il faudra oublier l’élégance. Le bonheur de l’exercice est dans le plaisir de manger avec les doigts, de briser la carcasse, d’extraire le maximum de la bête. La gourmandise dévoile une dextérité insoupçonnée, d’autant plus que les textures varient selon qu’il s;agit d’une pince, du flanc, d’une patte. Au bout de quelques instants, on comprend tout l’intérêt de la serviette plastifiée offerte avec le plat. Prenez-la avec humour : voilà un statut Facebook qui passé les sourires des amis les laissera bien envieux de votre dîner! Le plat de homard est servi avec une sauce au choix – chili, Hollandaise ou notre favorite, avec sa pointe de moutarde, Thermidor. On aime aussi la possibilité de s’offrir un crabe ou un assiette moitié viande-moitié homard.

Big Easy est aussi célèbre pour ses viandes cuites au barbecue. La sauce maison est presque caramélisée, un rien fumée et l’on vient de loin en profiter. “We Serve Only The Biggest & The Best” annoncent-ils sans mentir: les portions sont superbes ET gargantuesques. Et pourtant, tout carnivore qui se respecte refusera d’en laisser une miette… Le menu le décline  en travers de porc, en poulet, en combinaison des deux ou même accompagné de crevettes grillées… Chaque plat s’accompagne de frites bien assaisonnées (fines ou épaisses), de coleslaw crémeux et d’haricots eux aussi sauce barbecue. On pense, involontairement à ces scènes Western, ces cowboys assis au coin du feu, assiette en main. L’espace d’un instant, on s’y croirait.


Gardez une petite place pour le dessert, ne serait-ce que pour partager, en amoureux, des gaufres pomme-cannelle, fraises-sirop de sucre, ou chocolat chaud, chacune assortie d’un panier croustillant garni de vraie glace à la vanille. Si bonne que finalement, on en recommandera une seconde portion. Partager? Mais quelle idé on a eu là!

Avant d’y passer déjeuner ou dîner, jetez-donc un coup d’oeil au site web découvrir les offres du jour. Tous les lundis par exemple, vous pourrez profiter d’un “All you can eat BBQ” avec bière en sus pour £14.95.  Je ne connais pas un gars qui résisterait à pareille invitation… Et puis, certains soirs, des groupes de musique viennent ajouter à l’ambiance. Une adresse à glisser dans son carnet.

Big Easy
332-334 Kings Road
Chelsea
London, SW3 5UR

Bar Boulud – the sweetest cocktail

Offrir des fleurs?
Changez de cap.

Emmenez plutôt votre aimé(e) savourez un White Cosmopolitan au Bar Boulud. L’adresse est chic, trendy et donc courue, il faudra penser à réserver.

La surprise est immédiate. Dans votre verre à martini, une boule de glace laissant apercevoir pétales de rose ou fleurs comestibles  qui se déplieront peu à peu. Un pichet contenant votre cocktail l’accompagne, à verser sur ce bijou étincelant.

Les notes de Cointrau, d’airelles, de vodka n’en semblent que plus délicieuses…

Bar Boulud
Mandarin Oriental
66 Knightsbridge
London SW1X 7LA

Célébrer la Burns Night à la Rib’s room

Tous les ans au 25 janvier, les Ecossais célèbrent l’anniversaire du poète Robert Burns. Pourquoi une telle fascination pour l’artiste? Parce qu’il a su, en s’appuyant sur le folklore et le dialecte local, faire vibrer leur fibre patriotique. Aujourd’hui encore, son poème Scots Wha Hae reste considéré comme le second hymne national.

A travers Londres, les festivités ne manquent pas: les kilts ne seront peut-être pas toujours au rendez-vous mais le haggis (cette panse de brebis farcie de viande hachée et relevée d’épices qui s’avère, malgré tous les stéréotypes, particulièrement savoureuse) et le whisky, eux, sont sûrs d’être sur la table.

Et si vous êtes amateurs de plats délicats, c’est à la Rib Room qu’il faudra se rendre. Niché au creux du Jumeirah Carlton Tower Hotel, ce restautant passe bien trop inaperçu. Un coup d’oeil au menu fait saliver de suite. Les saveurs de l’Ecosse y seront à l’occasion de la Burns Night présentées dans la plus grande finesse à l’occasion et nous avons pu goûter par avance ce que la carte réserve aux gourmands…

D’abord, la tradition l’impose – il convient de porter un (voire toute une collection) de toasts. C’est avec un cocktail nommé Slàinte (Santé! en gaélique) que nous léverons nos verres. Le secret de ce nectar à l’arôme fleuri? Un savant mélange de gin Hendrick’s, de vermouth et de miel de bruyère. On le laisse rouler longuement au palais pour en saisir tout le sucré et la complexité.

Puis commence le banquet. Tant de finesse dans ce premier plat qu’on tourne l’assiette plusieur fois pour l’admirer de tous côtés. Les juliennes de carottes, légèrement vinaigrées, et des rouleaux très frais de betterave, des feuilles de salade douces relevées d’herbes et de micropousses, lamelle de pain aux graines grillée et tranches de fromage Crowdie, crémeux à souhait et enrobées de noix croquantes presque caramélisées.

Suivent des notes plus iodées: Saint Jacques poellées à accompagner d’un mini-oignon presque sucré. La croquette est une vraie surprise. Celle-ci reprend les ingrédients de la soupe traditionnelle Cullen Skink (pomme de terre et hareng) en une bouchée croustillante à l’extérieur s’ouvrant sur un moelleux concentrant les saveurs ou le fumé du poisson domine.


Notons au passage le travail magistral de Louise Gordon, le sommelier. Ici, la liste de vins, de digestifs et de cigares (The Rib Room ouvrira sous peu une terrace pour profiter encore mieux de ces derniers) se présente sur Ipad. Merveilleuse fluidité de la recherche qui permet de stocker une quantité incroyable d’informations, autant les photos du produit que des détails sur le cru, les cractéristiques des cépages et de la région. On se prend vite au jeu, le geste est ludique, on papillonne d’une page digitale à une autre. Quel travail, cependant pour compiler tous ces résumés, en recréant à chaque fois l’illusion presque de sentir le vin sur ses papilles à la simple lecture!

Elle propose d’ailleurs pour accompagner le menu deux merveilles. Attitude est une création de la maison Pascal Jolivet – franc, moderne mais qui danse en bouche, s’épanouissant sur de la pomme verte, du kiwi, de citron vert. Un mariage parfait avec les poissons et touches crémeuses. Suivra un cru néo-Zélandais: Wild Rock Gravel Pit Red qui allie Merlot et Malbec pour une explosion riche en fruits rouge, prune, violette. De beaux tannins qui souligne merveille la viande forte qui s’annonce au menu.

Le haggis fait son entrée, magistrale, sous cloche d’argent. L’ami Donald entame l’ode à ce plat et fichtre, bien que je ne comprenne pas un mot sur dix, le poème sonne étonnament lyrique, chantant. On sent toute l’âme d’un pays dans ces mots, le texte, son ryhtme, ses intonations sont prenantes. Les applaudissements s’imposent!

Le haggis, une fois découpé, est associé à un plat de chevreuil – viande encore rosé, forte en caractère, notes prononcées de gibier. Sur le côté une casserole de panais, pommes et chataîgnes évoquent l’automne et les sous-bois. La viande hâchée, , agrémentée d’avoine et joliment épicée ressort formidablement. On la laissera s’imprégner du jus déglacé pour ajouter a son moelleux.

Il faudra garder une place pour le trio de desserts – mazette. On (re) découvre donc le cranachan, mélange de crème fouetté et de framboises, présenté comme une boule de glace et qui vient agréablement rafraîchir le palais. Les amoureux du chocolat ne seront pas déçus avec cette mousse aérienne au chocolat et au Drambuie. Poudré sur le dessus, doux comme un nuage, puis, soudainement, divinement alcoolisé. On termine sur le soufflé, velouté, riche en raisins juteux.

A moins que vous ne préfériez un Tunnock maison? Cette friandise, aussi célèbre que les Petits Lus chez nous, offre une boule de chamallow entourée de chocolat. Pas un enfant qui n’en raffole pas, me dit-on. Ici, on passe à la version gourmet -  couverture de caco de qualite, guimauve vanillée et fine génoise. Il serait bon de les vendre par boîte de 12!

The Rib Room propose aussi des cocktails hors-pairs. Et un mixologiste, ma foi, épatant, qui n’a pas peur de jongler avec le feu. Voyez plutôt:

Cette potion magique, un Flaming Bobby Burns, se sirote encore tiède. Ambré, il amène du caramel, la complexité du vermouth et les épices de la Bénédictine. Quelques gouttes d’huile essentielles d’orange et voilà vos joues joliment rosées.

Vous reprendrez bien un verre avant de partir? Il serait dommage de ne pas finir sur un whisky, d’autant que leur gamme est fabuleuse. Je garde un faible pour le Lagavulin -  robuste, fumé, rond en bouche, il m’évoque toujours un feu de cheminée, vent soufflant au dehors.

Demandez aussi à découvrir leur truffes au chocolat – celles à la banane rivalisent sans mal avec les grandes maisons de chocolat. Brillance de la ganache, notes exotiques qui s’attarde en bouche, une véritable caresse.

Verdict: Une pensée m’est venue en plein repas – So good it could be French  qui, je crois résume bien l’expérience!
Le menu pour les 5 plats (cocktail d’arrivée, Crowdie + St Jacques + haggis & chevreuil +  trio de dessert +  café et Tunnock) est à £50 par personne. Vins et whiskies (jetez également un coup d’oeil à leur collection de Cognacs)

Vous ne pouvez pas venir pour Burns Night? Venez donc un de ces jours y déjeuner -  à £25 les trois plats dans le quartier de Belgravia, à deux pas de Harvey Nichols, quelle aubaine!

The Rib Room
Jumeirah Carlton Tower
On Cadogan Place
London SW1X 9PY

One Aldwych: pause en famille (III)

One Aldwych recèle bien des trésors.

Le Lobby bar, élégant et spacieux, est devenu mon lieu de rendez-vous favori. Imaginez prendre un afternoon tea (leur Battenberg vaut le détour) ou un cocktail entouré d’œuvres d’art et de mises en scène florales… Les tables sont arrangées en mini-salons, permettant de converser sans jamais avoir à hausser la voix. Lorsqu’on connait le niveau sonore habituel des bars londoniens, on chérit cette adresse.

Idéalement, glissez-vous plutôt au comptoir. Les mixologistes ont un style fabuleux. Demandez-donc une de leurs créations flambées : hypnotisant. Je lisais récemment sur la page Facebook de l’hôtel (qui propose toutes les semaines des conseils londoniens) que Rory Slater, le directeurculinaire, souhaitait créer un cocktail signature qui deviendrait aussi célèbre que le Singapore sling. Je guette avec impatience.

Le lounge accueille aussi les enfants. La carte propose des mocktails. Louise*Anne, amoureuse inconditionnelle du rose, choisira le Smooth Berries (£6) qui allie mûres, fraises, framboises, grenade et jus d’airelles. 5 a day dans un seul verre! La serveuse amènera une seconde paille pour que l’ami nounours puisse partager le délice ainsi qu’une assiette de biscuits maisons au cas où la petite n’aimerait pas les versions salées ou le mélange de noix. Dans un murmure, ma fille me demandera : C’est comme ça tous les jours, la vie des princesses? /span>


A retenir également -  la sélection de dessert cocktails. Une belle idée pour finir un repas sur une note plus légère ou tout simplement après une comédie musicale -  vous êtes ici au cœur de theatreland. Le Roi Lion se joue just’à côté.  Gourmande, je craquerai sur Sweet Temptation (£11.50) : une boule de sorbet au citron associée à du gin, de la liqueur de pistache et de l’amande. On ferme les yeux et on rêve à l’Italie. Les saveurs s’alternent inlassablement citron-pistache-amande et l’on ne peut s’empêcher de reprendre une gorgée pour les garder plus longtemps en bouche. Une création qui vous fera oublier votre amour du chocolat!

A discuter et admirer les lumières de la ville, vient finalement l’appétit. Il suffit de monter d’un étage pour dîner à Indigo.  Qu’il est agréable de s’attabler dans ces fauteuils, de pouvoir poser les coudes, de délasser tout le corps… A choisir, demandez une table près du balcon  pour observer la valse des visiteurs au lobby bar où vous étiez quelques instants auparavant. La scène rappelle les salons viennois. Clinquement musical des verres, danses des serveurs, beaux atours, froissement des robes, flammes des bougies ajoutant à la magie du lieu.

A travers les baies en arc de cercle, vous apercevrez le Lyceum ainsi que la foule attendant d’entrer découvrir Le Roi Lion. Shrek se joue également à une rue de là – idéal, tout est faisable à pied.

Les enfants ont leur propre carte. La sélection propose des classiques –spaghettis frais avec sauce tomate maison, mini-hamburgers… mais aussi soupes, salade de poulet et brochettes yakitori. La qualité des plats, pour avoir testé l’excellent fish & chips, est la même que dans l’assiette des grands. L’équipe sait aussi s’adapter. Mon fils s’est pris d’une passion pour le pain au sésame: ils lui en ont reproposé régulièrement. Ma fille souhaitait une simple pomme en dessert : il lui en ont trouvé une.  Pas un sourcillement de notre serveur qui trouvait tout à fait naturel d’aider le repas à se dérouler le mieux du monde même si les demandes étaient hors-menu. Toujours un immense soulagement pour les parents!

Mais laissez-moi vous mettre l’eau à la bouche. Regardez donc cette magnifique présentation de tempura de crabe (£15)… Quelle finesse! Une chair délicate, des Saint-Jacques grillées, des algues pour les notes iodées, un peu d’aneth, des touches de pamplemousse, d’oranges et citron vert juteux, des bouchées de bar, et quelques cuillerées d’une crème aux herbes. Un mariage frais et étonnant dont on ne laisse pas une miette dans l’assiette.

La soupe de poissons (£7) s’avère tout autant un délice de première classe. Un texture légère mais gorgée de saveurs qui ne nécessite en rien l’addition de rouille. A la première cuillère, on réalise que la portion est généreuse en moules et CLAMS, amenant un beau mélange de textures. Copieux et vraiment réconfortant lorsque l’on revient d’une marche dans le froid. Ne manque que le bruit des vagues pour parfaire l’expérience!

En plat principal, coup de cœur pour le blanc de poulet du Cumbria (£19). Quel est donc le secret de cette viande? Pour un peu j’irai espionner en cuisine. Il suffit d’une bouchée pour réduire toute conversation à mmmmmh. Jamais je n’en ai rencontré d’aussi tendre, d’aussi goûteuse. Le tout repose sur une onctueuse purée de chou-fleur rehaussée d’un jus de viande parfumé d’estragon. En accompagnement, des cèpes, riches, qui me rendent nostalgiques de ma région bordelaise mais aussi du broccoli cru à la perfection.


Ayant récemment succombé au luxe de la truffe, je n’ai pu m’empêcher de commander ces œufs pochés parfumés à cet exceptionnel champignon. Ah, la, la, les amis. Une polenta exceptionnelle, vraiment crémeuse, fondante, présentée en quenelle. L’œuf offrait un jaune riche, joliment coloré. Tout autour, champignons sauvages aux notes de sous-bois et crème au parmesan à laisser rouler sur la langue. Le plat est couronné de copeaux de truffes. Un plat que je commanderais volontiers au petit-déjeuner, déjeuner et dîner sans, je crois, jamais m’en lasser. Il faut bien des talents pour équilibrer ses saveurs sans qu’elles ne saturent.

Que boit-on ? Un vin blanc argentin, un Mendoza -  amande, vanille, chêne… Une belle découverte pour moi qui choisit d’habitude des Malbecs. A noter dans la liste de vins doux pour accompagner les desserts, du vin de glace, un délice canadien à tester absolument. Il est bien trop rare d’en croiser sur Londres.


One Aldwych a pensé aux gourmands qui, comme moi, commence le menu… par la liste de desserts et choisissent le reste de leur repas en fonction. Quel programme ! Pommes à la gelée de Sauternes et mini-doughnuts, macaron banoffee (caramel et banane), assiettes tout chocolat. Si je m’étais écoutée, je n’aurais pris que du sucré. Renseignez-vous d’ailleurs sur leur offre 10 after 10 -  un verre de vin et un dessert pour £10 passées 22 heures. Une succulente idée pour discuter d’une pièce de théatre, prolonger la magie de la soirée…

Les amateurs de citron se doivent de tester l’assortiment aux agrumes (£7). Des rondelles d’orange confits et roulées dans des grains de sucre, un sponge cake moelleux dont le parfum énivre avant même la première bouchée, un mille-feuille de shortbreads citronné gorgé de crême vanillée à accompagner de lemon curd acidulée, des zestes d’orange et de citron vert cuits dans un sirop. Croquant, onctueux, moelleux…


Si vous recherchez l’exotisme, commandez le parfait à la citronnelle (£7), idéal pour conclure une fête gustative. Léger biscuit gorgés de jus, ananas caramélisé réhaussé d’anis étoilé avant  un nuage à la citronnelle et de l’ananas frais. Le dessert est accompagné d’une verrine sur le même thème mais proposant une déclinaison de textures différentes comme cet étage vanillé et ce granité tropical. Pierre Hermé devrait venir découvrir cette alliance au plus vite!


Comment, ce restaurant n’a pas encore d’étoile? Incroyable. Découvrez-le vite avant qu’il ne soit pris d’assaut, d’autant plus que les offres pre et post-theatre (de 17.30 à 19.00 puis de 22.00 à 23.15 ou 22.30 le dimanche) sont tout à fait abordables: £18.75 pour deux plats, £21.75 pour trois.

(A suivre -  car le petit-déjeuner de One Aldwych est tout autant un régal)

One Aldwych
London
WC2B 4BZ

 

‘Tis the season to be jolly

Que de festivités sur le compte à rebours vers Noël. Repas joyeux entre collègues, retrouvailles avec amis de passage dans la capitale ou trop peu vu dans l’année, rattrappage de temps perdu autour d’un verre, toute excuse est bonne pour ajouter du pétillant à la journée.

J’aime, quant à moi, les dîners autour d’une table, chez soi avec quantité de bols et saladiers où tout le monde se sert, expérimente de nouvelles associations. Et pourquoi pas commencer par un cocktail? Rien de plus simple pour mettre à l’aise les nouveaux-venus et mettre en avant la créativité de chacun.

Tesco Real Food y a d’ailleurs pensé -  leur site propose pas moins de 65 recettes pour vous faciliter la vie et faire rosir vos joues. Mieux encore, il vous suffit de choisir vos ingrédients dans la liste, la densité de sucre préféré, la complexité du mélange (shaker, stirred, blender) et le type de verre et taadaaa! Apparait une liste d’idées plus savoureuses les unes que les autres.

Afin de m’inspirer, j’ai reçu de leur part une boite avec matériel et ingrédients pour à mon tour créer une potion magique de saison. Dans cette boîte aux trésors, un shaker, des ustensiles, cannelle, noix de muscade, citron et citron vert et des indispensables comme le gin Bombay Sapphire. Ne me reste plus qu’à piocher quelques bases dans ma cuisine et me mettre à mon travail d’alchimiste.

Noël évoque pour moi la cannelle et le sucre qui caramélisent, les boissons chaudes au coin du feu, les mandarines plantées de clous de girofle. Je commence donc par confectionner un sirop d’épices. Rien de plus simple -  il suffit de mettre 120g de sucre à bouillir dans une casserole avec 2 bâtons de cannelle, deux gousses de vanille ouvertes, une anis étoilée, saupoudrer de noix de muscade râpée.  Pour lier le tout, ajouter 25cl d’eau, 25cl de jus de mandarine (Tesco en vend ou pressez le simplement comme vous le feriez d’une orange) et un trait de jus de citron vert. Généralement, 10mn de cuisson suffisent pour obtenir une belle consistance. Laissez refroidir.

D’un autre côté, laisser infuser une dizaine de minutes une poignée de raisins sec dans 20cl de cognac (Choisissez de préférence le VSOP Remy Martin pour ses belles notes de vanille et d’abricot) et 10cl de Disaronno, cette liqueur italienne fabuleuse pour les Tiramisu et qui évoque immédiatement l’amande. Otez les raisins. Versez le mélange dans un shaker. Goûtez à l’aide d’une paille, comme le font les mixologistes,  ajoutez 5cl du sirop précédent. Shakez. Le mélange bloque la partie verre contre le métal. Le barman du Carom m’a expliqué qu’il suffisait de taper sur le point de jonction pour le débloquer. Regoûtez, rajoutez du sirop de sucre selon votre préférence.

Inspirée par The Mist savouré au One Aldwych, j’ai fait chauffer 20 secondes le tout dans une casserole à feu très doux, avant de le flamber et de le verser dans un contenant résistant. Un effet qui séduit toujours. Pour épater la galerie, twistez un zeste de clémentine (ou d’un autre agrume au choix, le pamplemousse devrait très bien se prêter à cette recette) sur les bords du verre. Darling Clementine – santé, les amis. Et bien sûr, à siroter en quantité raisonnable et responsable…

Pssst - bien d’autres recettes épatantes sur le site de Tesco Real Food

Un week-end à Londres: 08-11 dec 2011

Après quelques jours en Inde, la pluie avait effacé ma bonne humeur.

Je l’ai retrouvée chez Carom, au coeur de Soho, dont les cocktails content les saveurs du gingembre, de la rose, du lychee, du cumin, du jasmin de la citronnelle. Un festival exotique! Impossible de s’arrêter à une seule concoction: il vaudra mieux venir avec un (large) groupe d’amis pour en tester une savoureuse sélection. On craquera sur le Bangalore Cooler, une petite  merveille dans laquelle on écrase d’abord de la cardamome fraiche que l’on allie ensuite avec du whisky, de la poire, du sirop d’érable. On découvre au passage que l’Inde produit un whisky hors-pair, Amrut. Ambré et fruité. J’en ai commandé une bouteille, sur mon iphone, sur le chemin du retour c’est tout dire.

L’adresse propose aussi des cours de mixologie. Sympathique, on passe joyeusement, même les plus timides, derrière le bar pour inventer son cocktail signature. Dans le mien dansent du gin au saffran, du sirop de rose, du jus d’orange et de citron. Un loukoum. On repart les joues bien rose, les papilles en fête, encore dans l’ambiance tropical, presqu’étonné de ne pas voir de palmier dans la rue…

Noël, joyeux Noël:
* Attention, avalanche de Pères Noël!
* A vot’ bon coeur. Amenez au pop-up Etsy tous vos cadeaux non désirés qui raviront peut-être d’autres bonnes âmes 
* Un sapin signé Lanvin? Quelle classe.

Tranche d’art:
* Un petit air de Berlin Est à Shoreditch.
* Redécouvrez Dickens.
* Invasion de Space Invaders à the Outsiders.

Miam-time:
* Un petit verre de cidre?
* Ajoutez  un peu de Caraibe dans votre hiver.

Spécial boutchous:
* Emmenez les enfants écouter des histoires au pied du si beau sapin Tiffany de la Somerset House. C’est gratuit!
* Passez patiner gratis au Scoop. Vive la glisse!
* Instant nostalgie avec cette projection Muppet Show.

Une petite touche de magie:
* Les Moumines débarquent à Covent Garden.
* A réserver dès maintenant, pour les gentlemen qui attendent la dernière minute pour leurs emplettes.

A warming touch at One Aldwych

Petite joie hivernale.

Oublier ses gants. Souffler sur ses doigts, effort vain.

Pousser la porte du One Aldwych, se laisser envelopper par une bouffée de chaleur.

S’asseoir au bar, sentir ses joues rosir.

Choisir. Changer d’avis mille fois.

Se laisser envoûter par The Mist.

Hypnotisée.

Flamme bleutée du Calvados flambé.

Vanille, cannelle, gingembre, poivre du Szechuan.

Rondelle de pomme séchée, tourbillon d’arômes délicieux.

Un nectar que l’on sirote tout doucement.

Lèvres sucrées. Regard réveur.

Le froid? Bring it on.

The Mist, £11.50 dans la carte de saison
A essayer également – le Wild Essence, flambé:  vanille et miel, orange, liqueur de cacao, bergamote

One Aldwych Hotel
1 Aldwych
 London, WC2B 4BZ

Hendrick’s Unusual Umbrella Emporium

Fut un temps où les cocktails s’habillaient de couleurs extraordinaires, de tours de verre en sucre et de petits parasols arc-en-ciels. Souvenez-vous. A l’époque, ils évoquaient bords de piscine, vacances sous le soleil, soirées so 80ies. On faisait tournoyer ce petit accessoire de papier entre ses doigts, certaines le plantaient dans leurs cheveux (si, si) d’autres en faisaient une toupie ou le pliaient et le dépliaient à l’infini.

C’était kitsch. On s’en découvre, pourtant, nostalgique.

A l’occasion de la cocktail week, le gin Hendrick’s décide donc de les remettre en valeur. Comment? En exposant une collection farfelue et rigolote d’ombrelles en tout genres dans un bar pop-up et en créant de nouveaux modèles au goût du jour pour les barmen. L’occasion également de laisser libre cours à votre imagination et de créer vous même un design sur place – les plus beaux seront lancés en production. Vous serez récompensé par un G&T maison. Passez dire bonjour à l’équipe, l’entré est gratuite!

Hendrick’s Unusual Umbrella Emporium
65 Monmouth St
Covent Garden
London WC2H 9DG
Du 12 octobre 17.00 au samedi 15 octobre 2011 – de midi à 23.00 au quotidien.

Vous pourrez également y participer à ces ateliers:

* Découvrir le gin dans la littérature – cet alcool a inspiré de nombreux écrivains par a fantaisie et sa complexité. Venez écouter des passages savoureux tout en sirotant des cocktails. £10, boissons comprises. Les 13 et 14 octobre, 18.00-19.00

* Comprendre la quintessence du gin (et Hendrick’s of course!). Pour en comprendre la composition, la distillation, et la délicatesse si différente de la marque. Dégustation inclue. £10, boissons comprises. Les 13 et 14 octobre, 14.00-15.30

Pour découvrir plus avant le monde farfelu d’Hendrick’s:
* Cabinet de curiosité
* Comment séduire avec élégance avec Hendrick’s
* Thé, légendes et G&T

Un week-end à Londres: 19-21 août 2011

Ce week-end, je penserai à vous du sud de la France, un verre de Sauternes dans une main, au bord de la mer. Si vous restez à Londres, voici de quoi rendre la vie plus douce, de quoi tirer votre chapeau, de quoi voyager dans le temps… et bien d’autres idées!

* Dansez au bal musette du V&A.

* Jetez un coup d’oeil dans une capsule spatiale.

* Retrouvez les plaisir du hoola-hoop.

* Offrez vous une nuit Tolkien.

* Redécouvrez la splendeur de St Paul.

* Chiswick park se fait symphonique.

* La réponse aux émeutes? Beaucoup de coeur et un peu d’art.

* Londres, décidément, est spécialiste des musées hors du commun.

* Promenez-vous dans un jardin secret à Spitafields.

* Souvenirs de la plage en plein London-on-sea.

* Et vous, comment recycleriez-vous les routemasters?

* Et bien roulez, maintenant!

* Ping-pong et cocktail ou vice-versa, à vous de choisir.

Pssst: du 24 au 26 août, Soho Square vibrera à l’heure suédoise avec un pop-up gourmand. Venez y boire un tasse de délicieux café et découvrir les délices sucrés traditionnels…

 

L’afternoon tea des gentlemen au Mandeville

Il est parfois délicat d’entraîner son amoureux partager un afternoon tea. Une fois sur place, pourtant, ils se régalent et n’hésiteront pas à vous dérober un scone…

Mentionnez donc discrètement le gentlemen’s afternoon tea -  le meilleur de Londres est celui du Mandeville. Croyez-moi sur parole, une fois testé, c’est eux qui vous y ramèneront!

Comment les allécher? En leur contant les délices de la carte… Comme les notes salées du sandwich foccacia, aux herbes, avec la plus tendre tranche de rôti de boeuf, son chutney acidulé d’oignon rouge. Ou le palmier au parmesan et sa bouchée crémeuse aux asperges. Qu’il ne s’agit pas de choisir, qu’il s’agit d’un veritable goûter et que ce n’est pas tout. Que sur le côté se cache une fine tartine croustillante de pain aux olives avec sur celle-ci une cuillerée de tartare de saumon, légèrement fumé, aux herbes, aux capres et aux échalottes… sand compter le mini-cheeseburger, qu’il n’en aura jamais mangé de meilleurs, que la viande est juteuse à souhait.




Que s’il n’aime pas le thé, qu’importe, il pourra siroter une flûte de champagne ou un verre de whisky. L’amoureux, à cette minute, est suspendu à vos lèvres…

Parlez-lui aussi des saveurs sucrées, parce que la gourmandise est la plus belle des qualités. Que les scones sont au rendez-vous, bien sûr, moelleux, encore tièdre, au coeur tendre. Qu’il n’y aura pas de cupcake girly mais une panno cotta vanillée sur crème au basilic sucré. Une tarte à la mousse au chocolat aérienne. Que le macaron est juste la bonne taille pour se laisser imbibée dans le jus de fraises et framboises. Qu’il s’en léchera les babines, pardi. Qu’il ne fera qu’une bouchée du gâteau à la banane exotique.


Laissez-le rêver également aux cocktails de l’hôtel. Vous passerez devant l’élégant comptoir du bar avant de prendre place au salon. Il suffit de mentionner le savant martini au wasabi, relevé, poivré… Ou le Glowing apple pour une soirée pluvieuse avec ses notes chaudes de calvados et de pomme rôtie. Expliquer lui que le barman infuse lui-même ses concoctions, se fera un plaisir de lui expliquer ce que contiennent tous ces intrigants flacons et bocaux. Qui sait, peut-être apercevrez-vous ce fascinant bol de punch aux nombreuses épices, acidulé, citronné mais étonnament frais…


Et vous? Vous prendrez votre sourire le plus énigmatique. Vous l’écouterez demander, alléché, quand, où, pourquoi n’y est-on pas déjà. Vous fermerez les yeux en pensant au votre, d’afternoon tea, assorti à un délicat service dessiné par la féerique Zandra Rhodes. A la si délicate tasse faite entièrement de chocolat, jusqu’à l’anse et garnie de fraises fraiches. Vous imaginerez déjà l’adorable meringue, belle comme un bijou ou le cupcake dont le glaçage onctueux est à base de buttercream. Vous aurez envie de souffler sur le sucre glace de vos scones , de tout prendre en photo tant l’assortiment est charmant. D’ailleurs, vous ne partagerez pas.

Verdict? Une pause His and Hers, chic et savoureuse à souhait, digne des films d’époque et des contes de fée. Un afternoon tea comme dans les magazines glossy, de ceux qui font soupirer d’envie, mais à portée de cuillère… Vite – on dit déjà sur Twitter qu’il s’agit là d’un des meilleures de Londres, passez le dévorer avant que l’adresse ne soit surbookée! Pensez aussi aux cocktails à l’heure de l’apéritif, d’autant plus qu’Oxford Street et Selfridges sont à 5mn -  quel bel endroit pour finir une journée de rêve!

Teatime at the Mandeville Hotel – £26.50 (£32.50 avec champagne ou whisky
Mandeville Place
London W1U 2BE

Teatime in Wonderland était invité par The Mandeville Hotel.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
Suivez nous

Follow Me on Pinterest

Press

Follow me on Hellocotton
Suivez-moi sur Hellocoton

Romantic London

Romantic London

Romantic London

Hello Paris

Tag Cloud

Contact