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Le Gay Hussar et Urban Merchants, alliance gourmande
Rappelez-vous du Gay Hussar, cet amour de restaurant hongrois à deux pas de Sohio Square. Derrière cette façade toute simple se cache, une salle boisée et atmosphérique, des caricatures de politiciens ayant dîné sur place et signé l’oeuvre… L’adresse souffle bientôt ses 60 bougies et s’affiche en légende culinaire dans ce quartier.
Passionnés, l’équipe est toujours à l’affut des meilleurs produits. Ici, on cherche la perfection même dans le plat le plus traditionnel. The Urban Merchants partage cet amour de l’excellence et des ingrédients de haute qualité. Une alliance s’imposait.
Que retrouve t-on sur le menu?
Un foie gras (hongrois, mais oui!) étonament moelleux, mi-cuit, accompagné d’oignons caramélisés. Cette union, toujours divine, est ici rendue exceptionnelle par une élégante gelée de Tokaji et de truffes noires… un fondant juste sublime… Mariez-le à un Tuzko Tolna Traminer, au bouquet légèrement épicé.
On redécouvre au passage la soupe de cerises sauvages, un gazpacho aérien qui pourrait presque servir de dessert. Crémeux, léger, mais un poème en bouche. Très rafraichissant et une excellente transition entre deux plats copieux:
Enchaînez sans hésitation sur l’oie fumée, un plat à ne pas rater. Extraordinaire, la viande en est transformée, un parfum incroyable! Belle présentation également dans un panier de pommes de terres gauffrée. Le haut reste croustillant tandis que la base s’imbibe du jus. A tomber. On s’amuse à varier les combinaisons de bouchées avec le chou rouge fondant et les scholets, des haricots proches de ceux utilisés pour le cassoulet et ici présentés en une purée très douce… Idéal avec un verre de Szeremley Badacsonyi riesling dont les notes de pomme et de citrus réhaussent à merveille le fumé du plat.
Le sucré est bien entendu au rendez-vous. Résisterez-vous au eszterhazy malnas, un délice crémeux au chocolat et aux framboises entières? On n’en fait que quelques bouchées. On aimerait pouvoir, d’ailleurs, en ramener une part ou deux chez soi… Finissez sur une gorgée de Tokaji Aszu 3 Puttonyos, qui n’a rien à envier à un Sauternes. On y retrouve la douceur dorée du muscat qui fait fondre de plaisir.
Verdict? On se précipite par la suite sur le site de The Urban Merchant pour commander leurs autres spécialités comme leur carpaccio de de truffes hongroises au madère, leur pesto de champignons sauvages aux truffes, leur chutney de carottes à l’orange ou leur paté de faisan à l’armagnac… et on commande!
The Gay Hussar
2 Greek Street
London
W1D 4NB
Soho a du nez
J’avais entendu parler des 7 nez de Soho : des moulages du pif de l’artiste Richard Buckley dit-on, disséminés dans ce quartier. Elles en marqueraient les limites.
Après une année de flâneries à observer les murs en vain, j’en avais déduit qu’il s’agissait là d’une pure légende.
Que nenni/nez-ni. Ils existent, ou du moins l’un deux subsiste. Passez donc sur Meard Street pour l’y dénicher !
Vous trouverez également un nez, que dis-je, un cap, une péninsule ! sur Trafalgar Square.
On parle par contre, sur Floral Street, d’une oreille par Tim Fishlock.
Bubbleology: des bubble teas dans Soho
Avec les beaux jours revient l’envie de bubble teas, cette boisson taiwanaise à base de thé et de perles de tapioca.
La chance est de mon côté, Bubbleology vient tout juste d’ouvrir ses portes dans Soho.
La déco s’inspire des laboratoires – bouteilles indiquant des symboles chimiques, blouses blanches, équations sur ardoises, tubes et liquides bouillonnants.
Au tableau, une poignée de parfums en bubble teas (thé parfumé et billes) et en bubble drinks (jus de fruit et billes). Les boissons sont convainquantes niveau goût, bien exotiques. La noix de coco et le kumquat valent particulièrement le détour et se descendent en moins de 5 minutes. Les perles sont de bonne consistance, moelleuses et agréables à mâcher (vital: rien de pire qu’une boba caoutchouteuse). Un peu plus frais, ce serait parfait.
Saviez-vous que vous pouviez également les demander chauds, moins sucrés, ou demander plus de glace? Faites part de vos préférences à l’équipe! Bubbleology réagit rapidement aux commentaires laissés via leur page Facebook ou Twitter pour améliorer leur service. J’applaudis.
L’adresse propose également de personnaliser crumpets et muffins (la version anglaise pour le petit-déjeuner et non le gâteau américain). Choisissez le tartinage (confiture, cream cheese, Marmite, beurre de cacahuète…) et la décoration (bonbons, M&Ms, noix, bananes…). Points bonus: ils servent du café Monmouth, l’un des meilleurs de la ville.
Verdict: sympathique, ambiance plus moderne que les boutiques de Chinatown qui convient bien au buzz de Soho. Mon coeur penche tout de même pour le Candy café, dont le choix est plus large, le lieu plus paisible, plus authentique. Mais en cas de soif, la distance jouera, je m’arrêterai sans regret au premier sur ma route. A suivre, puisque less Bubbleologistes proposeront fin mai des billes emplies de jus de mangue, litchee ou fruits de la passion. Une belle option, qui explose en bouche et que j’attends avec impatience!
Bubbleology
49 Rupert St
London, W1D 7PF
Deux tailles: 500ml (£2.95) ou 700ml (£3.35)
Pensées pour le Japon
Les initiatives ne manquent pas pour venir en aide au pays sinistré. Les créations de Marie Paysant-Le Roux et Karen Hsu amènent une note artistique empreinte de poésie.
Deux arches inspirées des maisons traditionnelles invitent à s’asseoir et à méditer sur l’un des coussins au sol. On peut également s”installer sous le cerisier en fleurs de papier, dont les pompoms sont aussi à glisser en broche ou en barrettes…
Laissez quelques pièces avant de partir: every little helps!
Pyrus
10 Newburgh Street
Soho
London W1F 7RN
Gratuit mais laissez une donation
Jusqu’au 04 avril, 2011
Dînez hongrois au Gay Hussar
Une petite adresse idéale, en passant pour la Chandeleur.
Amoureuse de la cuisine du monde, je connais pourtant peu les plats hongrois. Figurez-vous qu’ils dont des crêpes fourrées absolument délicieuses…
Récit d’un délicieux dîner qui console bien de la fraîcheur extérieure.
A peine un pas dans l’entrée et nous sommes accueillis très chaleureusement par l’équipe. Dans cette belle pièces aux murs boisés, un pan entier est couvert de caricatures de politiciens. L’adresse fut longtemps clé pour les dîners politiques (un peu moins de nos jours, tant mieux pour nous!) – chaque portrait a été réalisé sur place et signé par la personnalité du moment. On s’attend presque, comme dans Harry Potter, à les voir s’animer et se lancer dans de longues argumentations! Le mur opposé porte un miroir couvrant la longueur du mur et reflétant la collection de cadres, permettant à chacun d’en profiter. Au dessus du comptoir, un étagère remplie de livres attire également le regard. Séduite par l’effet cosy, je me love sur l’une des banquettes.
Il est 19h30 à peine et le restaurant se remplit déjà. J’écoute discrètement les conversations voisines – la plupart sont des habitués, amenant des amis découvrir l’adresse. Plus de 50 ans d’expérience dans une ville qui voit les restaurants s’ouvrir et se fermer continuellement, voilà qui mérite déjà une médaille!
Petite célébration avec deux shots de schnapps – fichtre, ça réveille les papilles et les souvenirs de fac! Rien de mieux pour commencer un repas avec un fou rire, on perd 10 ans d’un coup. Celui-ci affiche une agréable note abricotée.
On note, entre deux sourires de l’équipe qui vogue de table en table pour s’assurer que personne ne manque de rien, les petits plus, si rares et si appréciables: du pain frais et doux, des rondelles de citron dans les verres d’eau…
Très traditionnels, nous optons pour le fameux Gulyásleves, un goulash au boeuf (£6.50), relevé de paprika. Le bouillon est velouté, un vrai plat d’hiver qui réconforte avec la vie…
Les braves rajouteront une dose de chilli, proposé dès l’arrivée sur une assiette à part. Admirez en passant la vaisselle décorée main!
Nous testons aussi la Hoto Bagyi Husos Palacsinta, une crêpe salée fourrée au poulet (£6.25), le tout dans une sauce au paprika. Le plat a d’ailleurs été vote en 2010 comme l’un des 10 favoris en Hongrie! Excellente alliance avec la sour cream qui relève la douceur du plat, sympathique touche persillée en prime. On n’en fait que quelques bouchées.
Nous accompagnons le repas d’une bouteille de A Kutya Fáját (£20.50). Geste rare que je n’ai jamais croisé dans aucun restaurant ici, digne d’un passionné, le manager le carafe devant nous pour l’oxygéner. Un vin suprenant, léger à première vue mais complexe, fruitée, cerises noires, framboises. Vieilli en fut de chêne, il en garde une note boisée, presque légèrement fumée… St Andréa, qui le produit, s’appuie de plus en plus sur la bio-dynamique et a reçu en 2009 la médaille du Best Hungarian Winemaker.
Nous continuons sur un autre type de goulash, un Özporkölt (£15.95) – une version ragout plus relevée, de la viande de chevreuil hyper-tendre que l’on pourrait couper à la cuillère. Celui-ci est servi en étoile avec du chou rouge et des tarhonya, de minuscules pâtes aux oeufs hongroises. A accompagner d’une rondelle de cornichon vinaigré, un délice!
Chandeleur oblige, je teste une repas tout-crêpe. Celle-ci, une Rántott borjús palacsinta est fourrée d’un goulash de veau et offre une texture croquante fabuleuse. On a beau aimer les pommes de terres fondantes qui l’accompagnent, on revient tout de même à ce craquant… Une sauce riche, une texture bien en viande.
L’air de rien, les plats calent bien. Mais comment résister à une tournée de dessert? Surtout, lorsque l’on voir passer vers une table voisine ce Erdei Gyümolcs Szelet (£5.25) – une consistance vraiment riche en fruits rouges qui rappelle la pâte de fuits, sur un lit de crème fouettée. Extra avec les feuilles de menthe, le petit plus qui finit impeccablement l’alliance.
Et les crèpes dans tout ça? Ah, les amis, on s’en lèche les doigts. J’attaque d’abord la Gundel Palacsinta (£4.95) – a l’intérieur, une sauce presque caramélisée avec des noix en morceaux. Le tout avec quelques traits de chocolat noir sur le dessus. Et ma préférée, la Túrós Palacsinta (£4.95), légère comme un nuage et qui rappelle les cheesecakes: du fromage blanc hongrois fouetté en crème, parfumée au citron, agrémentée de raisins secs. Une petite merveille.
Nos choix se sont portés sur du très traditionnels et étaient orientés Chandeleur. Mais la carte propose d’autres délices dont les arômes nous ont fait saliver lorsqu’ils partaient vers d’autres tables, comme le gazpacho à la cerise… le canard rôti… le strudel aux graines de pavot…
On aime: l’attention aux détails, la gentillesse de l’accueil à chaque table, les portions copieuses, les conseils attentionnés, l’impression délicieuse d’être ailleurs. Une adresse qui vaut le détour!
The Gay Hussar
2 Greek Street
London
W1D 4NB
Teatime in Wonderland était invité par The Gay Hussar
L’esprit mythique de Soho fait le mur
Vous flânez dans Soho? Arrêtez-vous au coin de Carnaby et Broadwick St pour découvrir un clin d’oeil à ce quartier toujours en effervescence.
A l’origine, le coin n’accueillait que des pâturage, verdure et calme plat. Henry VIII se l’approprie: un terrain de chasse royal pour son palais de Whitehall sur les bords de la Tamise…
Peu à peu les terres se vendent, les autorisations de construire circulent. Les maisons sont riches, marquent le statut. Au 17ème siècle, une vague d’immigrants s’installe. De nombeaux Huguenots, d’ailleurs, qui construiront l’église de Soho Square.
La bourgoisie se décale vers de nouveaux quartiers plus en vogue. Vers 1930, Soho devient lieu de fête, music hall, theatres, filles de nuit. L’alcool coule à flot, les intellectuels viennent y chercher muse et inspiration.
Et puis les années 60 débarquent, avec leur lot de couleur, de musique en folie. Les musiciens se prennent d’affection pour Soho, jazzers included . Les Rolling Stone y donnent leur premier concert sur Wardour St, Les Sex Pistols et Eric Clapton s’y installent.
De nos jours nettement plus touristiques, elle continue de fourmiller des magasins independants, de restaurants-bijoux, d’echoppes allumeuses. Des la nuit tombée, la foule prend possession des rues jusqu’au tôt matin.
Souvenir d’un passé riche en atmosphères diverse, s’affiche cette fresque justement intitulée The Spirit of Soho. Perdez-vous dans le dédale de détails!
Un bon éclat de rire @ Kigu
Avec les fêtes de fin d’année, l’agenda se trouve bien chargé de célébrations diverses. Et bien souvent, en Angleterre, de soirées thématiques voire… déguisées.
En mal d’idées…? Tentez Angel, specialiste de costumes assez théatraux (on peut d’ailleurs visiter leurs kilomètres d’atelier)… ou tentez le kitsch intégral avec ce nouveau pop-up shop, Kigu. Le nom vient du japonais, les Kigus étant des déguisements en tenue d’animal en textile très léger (à l’inverse des tenues pas chères en synthétiques qui offrent une option sauna). Hamster, tigre, vache, arche de Noë, à vous de choisir! (Mais non, voyons, à Londres, le ridicule ne tue pas…)
Kigu Pop-up shop
21 Kingly St
London, Soho, W1B 5QA
Jusqu’au 24 décembre 2010 £40 le costume
Des cupcakes aux couleurs de Soho avec Cox, Cookies and Cake
Prenez un célèbre styliste de chaussures, ajoutez un pâtissier breton tout aussi connu, mélangez, laissez reposer… Tadaaaa: votre nouvelle boutique de cupcakes est prête!
Patrick Cox et Eric Lanlard se sont associés pour ouvrir cette enseigne au coeur de Soho et dont les couleurs néons se fondent dans le décor local. Au menu: des cupcakes pop, gothiques, sexy…
Des parfums assez classiques, un brin trop sucrés et chimiques à mon goût mais rigolos à souhait et parfaits à amener à une fête. Surtout, on ne passe pas dans le coin sans jeter un coup d’oeil a la vitrine!
Vous y trouverez également d’excellents brownies aux noix de pecan et de sympathiques cookies caramel-amande.
Pssst: ne ratez pas les T-shirts des serveurs! Bite me…. Existe aussi en Better than sex. Et non, ils ne les vendent pas…
Cox, Cookies and Cake
13 Brewer Street
Soho
London W1F 0RH
Cupcakes classiques à £2.50, déco originale à £4, brownie et cookie à £2.50
Les meilleurs restent ceux d’Ella’s @ Covent Garden
Becker & Harrison @ Lazarides: quand les mots ne suffisent plus
Carolin Becker et Simon Harrison voyageaient en Inde en 2008. Clic-clac, Carolin photographie le square principal de Jaipur. Quelques heures plus tard, un attentat défigurait l’endroit, chamboulant la vie des habitants.
Comment transcender un tel évènement? Les mots, souvent, ne suffisent pas, la voix trahit l’emotion, tant de dimensions a faire passer. Les deux artistes s’expriment donc visuellement pour dénoncer cette violence. Simon repeint les photos de Carolin dans un effet miroir, ajoutant son effet graffiti. Ensemble, ils revisitent ces eclats du passes, superposent passe et futur: comme une scene dans une boule de cristal lumineuse.
Un contraste très fort pour rappeler la fragilité de la vie. En sachant que ces tableaux se réfèrent a une histoire vraie, vécue, on a soudain une impression terrible d’impuissance à ne pouvoir appuyer sur un bouton pause ou revenir en arriere.
What a Difference A Day Makes by Becker & Harrison
Lazarides/The Outsiders
8 Greek Street
W1D 4DG
Jusqu’au 30 octobre 2010 – gratuit
Post-it pour le week-end: 17-19 septembre 2010
Ah, voila un temps a ressortir ses pulls et a tester les adresses de meilleur chocolat de la ville (essayez-donc celui du bar a dessert de William Curley, vous m’en direz des nouvelles. Cela dit, celui de l’artisan chocolat a Portobello vaut aussi le detour). Brrrr, les amis! allez, un petit jogging a travers la ville pour se rechauffer:
- Dejeunez chic au Miller Harris tea room: l’ete est encore a la carte…
- Ou pretendez etre dans le sud de la France…
- Un peu de cine gratuit?
- Inspires par Soane, des artistes comme Damien Hirst, Vivienne Westwood exposent leurs oeuvre dediee au Soane Museum (une merveille a decouvrir!)
- Open houses ce week-end avec un grand nombre de demeures ouvertes au public… Foule garantie.
- C’est egalement le design festival. La liste est longue! J’attends avec grande impatience de voir les bras robotiques s’animer sur Trafalgar Square… Il y aura egalement une piece geante magnetique sur Southbank.
- Montez un escalier extraordinaire…
- Redecouvrez le V&A avec ce podcast…
- Laissez-vous seduire par les artistes finlandais. Un restaurant pop-up est meme au programme.
- Les icones britanniques reinterpretes…
- Levez votre pinte pour cette nouvelle biere de Londres!
- Revisez votre alphabet avec Eine…
- Vous aimez le street art? Suivez le guide, Londonist commence une serie par artiste…
- Gourmande? Le Brown’s hotel propose un afternoon tea Agatha Christie. Ou precipitez-vous chez Harvey Nichols pour tester les patisseries de Claire Clark’s: je reve de cet opera au sesame et de cet eclair rose-framboise…
- N’oubliez pas Horseman’s Sunday - cette journee des cavaliers n’a lieu qu’une fois l’an.
Retrouvez-moi a la fashion fete de Covent Garden: vintage, retro, mode et cupcakes! Je compte aussi rajouter quelques pigeons au V&A… et diner dans un restaurant interactif. Et vous?
Psssst: Westfield propose un car boot fair chic et fashion la semaine prochaine!






















































