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Park Plaza Sherlock Holmes

Ah, Baker street -  toute empreinte de l’esprit Sherlock Holmes. Héros fictif, soit, mais dont le profil se dessine dès les couloirs du métro. Les touristes posent au pied de sa statue, à peine sortie du tube, avant de de se faufiler dans le musée inspiré des oeuvres de Conan Doyle, à l’adresse exacte, bien sûr. Alentours, les boutiques reprennent le nom du détective.

On me demande souvent conseil quant aux hôtels londoniens. Où rester dans le centre? Et bien là par exemple, surtout si vous voyagez en Eurostar. Vous serez ici à 4 stations en ligne droite de St Pancras et qui plus est à portée de marche de Marylone High Street et Oxford Street. Sympathique pour le shopping mais la Circle line vous emmènera aussi facilement vers Spitafields, si tendance pour Brick Lane, le street art, le Columbia Flower Market.

Et dans ce quartier, où loger? Au Park Plaza Sherlock Hotel, deux minutes de marche en sortant du métro, dans la même rue, facile à trouver. On entre d’abord dans un espace lounge, fauteuils en cuir, un Sherlock Holmes sculpté dans le bois veillant sur le bar et les clients. La réception se trouve en enfilade. Le check-in se fait rapidement, avec le sourire. L’équipe vérifie de suite si votre chambre est prête, explique les services de l’hôtel -  gym, sauna et spa au sous-sol, restaurant-grill. Une bonne humeur contagieuse. Sur les murs, ici et là des aquarelles dessinent la silhouette du célèbre détective et de son compagnon d’aventure. On aimerait bien, d’ailleurs que ces illustrations existent en cartes postales tant elles se démarquent de l’ordinaire.

Nous disposions ce jour là d’une chambre studio executive et mazette, quel espace! 38 mètres carrés. Habituée à des chambres plus petites sur Paris, même dans les 4 étoiles, je regrette de n’avoir pris qu’un simple sac. On aurait envie de remplir placards et armoires. On note, sur le côté, un plan de travail ainsi qu’un cable de connection internet pour les laptops. L’écran plasma s’accompagne d’un clavier sans fil pour accéder à internet facilement si l’on est venu qu’avec son Smart phone. Des petits détails qui changent grandement un séjour pour vérifier un plan ou des horaires d’ouverture à la dernière minute!

La chambre s’étend encore sur un petit salon, lui aussi avec sa propre télévision. Le canapé semble pouvoir se déplier: la chambre convient donc facilement à une famille de 4 et cela, sans se gêner le moins du monde.

La salle de bains reflète aussi cet espace avec baignoire et douche séparés, un jet puissant qui masse bien les épaules. Des notes boisées et métalliques lui donnent une dimension moderne mais douce. On y retrouve les produits Elemis, grand favori des spas britanniques. Là encore, l’hôtel amène un petit plus – en plus des produits habituels – gel douche, shampooing, après-shampooing, lait hydratant – effet cocooming avec des sels de bains, un bain de gommage et gel rafraichissant qui détend fabuleusement après une journée de marche.

Pour ceux, éreintés, qui n’ont aucune envie de partir à la chasse au restaurant, n’hésitez pas à descendre au grill de l’hôtel. Vous y serez bien plus au calme et la carte est vraiment délicieuse, vous n’aurez, c’est garanti aucun regret d’autant plus que celui-ci a remporté une rosette!

Histoire de vous mettre l’eau à la bouche, laissez-moi vous conter les saveurs de la soirée.
Tout commence par la terrine de crabe de Cornouailles (£10). Généreuse en viande, citronnée, agrémentée d’avocat mur et d’une salade de pamplemousse juteuse et de cresson légèrement poivrée…

A accompagner, pourquoi pas, de Saint-Jacques – de Cornouailles toujours (£12) – extraordinaires autant par leur texture moelleuse, qui fond sur la langue, que par leur taille. Servie avec une purée de chou-fleur très fine, crémeuse et réhaussée de câpres – une association singulière qui donne au plat du caractère et l’impriment sur vos papilles. Inoubliable.

Et vraiment, on pourrait s’arrêter sur ces saveurs, continuer de siroter son verre de Sancerre La Fuzelle – un sauvignon blanc fruité, franc au palais, arôme de pomme verte, zeste de citron (£7.75 le verre). La fringale satisfaite, on enchaînerait sur un dessert, ppar pur plaisir.

Mais ce serait rater quelque chose.

La viande est fabuleuse. Sur le conseil de notre serveuse, au sourire chaleureux et aux petits soins pour nous, nous testons le boeuf Rossini, foie gras et jus de truffe. £24 mais les 200 grammes de viande les valent largement. On vous dira, souvent que les Anglais ne savent pas cuirent rosé. C’est souvent le cas. Ici, elle est parfaite. Juste parfaite. Tendre à souhait, le couteau s’enfonce comme dans du beurre. La viande est couronnée d’un foie gras mi cuit succulent. Un parcours sans faute.

Les frites (£3) ne peuvent que donner le sourire autant par leur taille imposante que par leur présentation rigolote.

Quel plaisir de trouver du canard à la carte – certes très présent sur les menus français, il maque trop souvent de ce côté de la Manche. Celui-ci (£17) vient de Gressingham, reconnu pour la qualité de sa viande. Là encore, le service est extrèmement généreux -  pas un mais deux morceaux fort copieux. Le magret s’avère croustillant sur le dessus, la viande se détache de l’os sans mal, le jus est si bon que l’on aimerait le saucer, la figue, rôtie au miel amène le granuleux de sa chair à la souplesse du canard.

On l’accompagnera de légumes grillés au feu de bois (£4) – savoureux mélange de carottes, aubergines, courgettes, toujours réconfortant au creux de l’hiver.

Par gourmandise, on se laissera tenter par les desserts. Comment résister à l’alléchant crumble à la rhubarbe et aux mûres (£6)? Délicat acidulé tempéré par le jus des baies, miettes riches en beurre et en sucre, servi chaud et sur lequelle fond une glace laissant apparaitre les grains de vanille.

Classique peut-être mais après un repas si riche, il est appréciable de finir sur des touches douces et plus neutres. Comme cette crème brûlée (£6), là encore de la vraie vanille, craquant du caramel suivi d’une onctuosité appaisants.

Coup de coeur pour un vin sucré sublime – le Brown Brothers late harvest muscat (£6.75 le verre) qui évoque de suite un oranger en fleur, pétales lisses e blanches, épanouissant son parfum dans l’air chaud d’un pays ensoleillé. Au palais, des notes de miel, d’abricot, de pêche. J’en reste sans voix. Un nectar australien qui gagne même mon coeur sur le Sauternes, moins dense que ce dernier, moins strict que ce dernier, plus joyeux.

Une dernier sourire à l’équipe qui s’est intéressée à notre avis, a accompagné chaque plat, chaque geste d’un sourire et su nous accueillir chaleureusement et nous remontons nous enfoncer dans le moelleux du matelas et des couettes. Ah, ce sentiment d’être dans un lit tout neuf, dans une chambre au calme plat après le buzz de la ville! Autant dire qu’une fois la tête posée sur l’oreiller, le sommeil vient bien vite. Les plus vaillants trouveront dans leur table de chevet un recueuil de Conan Doyle.

Au matin, quel luxe, une fois de plus d’avoir tant d’espace pour se préparer, étaler ses affaires. L’un profitant de la salle de bain, l’autre confortablement installé dans le sofa, feuilletant les magazines à disposition, fenêtre entr’ouverte, l’hôtel étant remarquablement bien chauffé, une joie pour moi qui suis généralement bien frileuse.

Le petit-déjeuner, quant à lui, offre plus que le buffet habituel de viennoiseries, charcuterie, fruit frais. Il possible de choisir, à la carte, English breakfast, oeufs déclinés selon vos préférences, pizza spécial énergie pour la journée, omelettes… Ou pourquoi pas un formidable bagel toasté avec oeuf poché, sauce hollandaise et saumon? Les becs sucrés préfèreront, comme moi, les pancakes au sirop d’érable. Assez copieux, je vous assure pour vous caler jusque bien après midi. Une serveuse passe régulièrement vérifier si vous souhaitez d’autre café ou thé, les jus de fruit sont eux en libre service. On trouvera du lait chaud, parfait lorsque l’on vient avec des enfants, un détail qui manque souvent à l’appel dans les hôtels.

Le check-out se fait rapidement, en bavardant avec l’équipe. Verdict? Un hôtel sympathique, vraiment confortable et idéalement situé vis à vis du centre tout en restant dans des prix raisonnables lorsqu’on considère les prix habituels sur la capitale pour des chambres minuscules. Je ne peux que recommander l’executive studio dont nous profitions pour les séjours en famille.

Park Plaza Sherlock Holmes
108 Baker Street
 London W1U 6LJ

Vous aimez? jetez un coup d’oeil dans la collection Park Plaza, à celui du County Hall. La vue y est, comment dire, wow.

Teatime in wonderland était invité par le Park Plaza Sherlock Holmes.

Traquer Sherlock Holmes…

Sherlock Holmes n’existe que dans le monde extraordinaire de Conan Doyle. Le fameux detective apparait d’abord dans une nouvelle en 1887.

Le public l’acclame, l’auteur continue sur sa lancee. Puis se lasse. Au bout de quelques annees, Holmes lui semble trop present, d’autres ecritures le tentent, des romans historiques par exemple. Hop, c’est decide: en 1893,  The final problem voient Moriarty et Sherlock plonger dans le vide. Shocking pour le public qui ecrit en masse et reclame son retour a grands cris. Conan Doyle se recolle donc a la tache – 56 romans en tout.

Son succes reste entier – il suffit de voir les visiteurs defiler a son “adresse”! Caractere fictif soit, mais un petit musee a ete recree au celebre 221b Baker St pour transmettre l’atmosphere des livres. Ideal pour le voyage dans le temps et rendre les ouvrages plus vivants aux enfants.

Les etages sont minuscules -  le quartier n’etait pas riche a l’epoque. Le premiere reste sans doute le plus interessant – on imagine tres bien les deux accolytes en pleines conversation devant la cheminee. On s’etonne presque de ne pas voir la pipe de Sherlock fumer dans un coin… Watson est tres souvent la pour vous accueillir, vous faire asseoir en face de lui, enfiler la casquette de detective le temps d’une photo.

Un bobby est egalement poste a l’entree et vous proposera d’enfiler cape et chapeau pour completer le tableau.

Juste pour le sourire entre deux aventures a Londres…

Profitez-en pour faire le plein de souvenirs a la boutique. De la peluche a la loupe en passant par le de a coudre!

Sherlock Holmes Museum
221b Baker St
London
NW1 6XE
£6/adulte, £4/enfant

Equipes en accessoires? Allez donc poser de profil dans la station de metro

Elementaire, mon cher touriste!

Enfant, vous etiez fan de Sherlock Holmes.

Que ce soient les romans, le petit ou grand ecran,  qu’importe la potion magique, les interpretations sont vastes. J’etais tombee amoureuse de la version dessin manga sur laquelle avait travaille Miyazaki, dont tous les personnages etaient des chiens, bourree d’humour. Je l’ai d’ailleurs en coffret DVD, la serie n’a pas vieilli.

Le dernier blockbuster americain avec Robert Downey Jr  et Jude Law en equipe de choc va sans aucun doute relancer les affaires de Baker St -  les accrocs ne manqueront pas de passer au Musee Sherlock Homes, de coiffer la celebre casquette et de devaliser le magasin souvenirs…

Mais passez egalement la station de metro Baker Street a la loupe, Sherlock y a laisse quelques indices…

Et qui sait? Peut-etre croiserez vous sa statue a la sortie…

Ou dans un autre style, filez a la Boutique Beatles toute proche!

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