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Cavendish London
Dormir sur Londres amène toujours une dose de bonheur. Mais dormir au Cavendish dans Jermyn street, la rue de gentlemen, juste derrière Fortnum and Mason, est comment dire? Royal. Le luxe de pouvoir traverser la rue pour y remplir son cabas d’épicerie raffinée puis d’enchaîner sur un macaron Ladurée dans la majestueuse gallerie Burlington Arcade, le tout en restant à quelques minutes de sa chambre – ça n’a pas de pris. Vous êtes au coeur de la capitale. Piccadilly et Regent street sont à 5 minutes de marche, Hyde Park à 15mn. Plus de temps pour profiter du buzz de la ville.
L’hôtel offre une multitudes de salons confortables où discuter, lire, savourer un afternoon tea. On croise aussi de très belles oeuvres d’art dont des oeuvres de Diego Rivera, un piano, de riches arrangements fleuris.




Et puis, du cocon des étages, prend l’envie d’enlever de suite ses talons, de se préparer un Nespresso, de s’installer confortablement dans la montagne de coussins en lisant les magazines à disposition. Ou peut-être de faire couler un bain moussant, de tester la gamme de produits élégants de Taylor of Bond Street, puis de s’enrober de serviette moelleuses, chauffées par le porte-serviette électrique… Le tout allié à des couleurs caramel, des lignes épurées, des notes boisées, et de larges baies vitrées pour un maximum de lumière naturelle.



On se lève et on réalise que l’immense écran plasma ne sera finalement d’aucune utilité. Du 4ième étage, la vue est splendide. Au loin, on aperçoit la BT Tower, la City, le London Eye, Westminster… Une carte postale extraordinaire. Même un jour de grisaille, le contraste des nuages contre les toits de bronze et les tours de la ville vaut largement le détour.



Imaginez petit-déjeuner dans votre chambre avec cette vue. Oeufs sauce hollandaise ou English Breakfast, jus de fruit frais, croissants, citation littéraire, journaux du matin… Le rêve.



Verdict? Fabuleux. L’accueil est chaleureux, la chambre des plus agréables, le lit ultra-confortable et la localisation impeccable. L’un de ces hôtels où l’on peut aller les yeux fermés, en sachant que tout sera parfait… Profitez-en aussi pour découvrir les saveurs britanniques au Petrichor, le restaurant du Cavendish. Un délice.
The Cavendish London
81 Jermyn Street
London SW1 6JF
Pssst!
20% de réduction sur l’addition au Petrichor sur les plats à la carte lorsque vous résevez via la page
Petrichor – Dinner at The Cavendish
On pense bien trop rarement, dans la recherche d’une adresse où passer une soirée agréable, à celles nichées dans les hôtels. Ils offrent pourtant, une atmosphère plus feutrée, éloignée de la masse des touristes. A l’étage du Cavendish, on trouve ainsi le Petrichor. Vous êtes ici dans Jermyn Street, la rue des gentlemen et le restaurant a vue sur Fortnum and Mason. La décoration est toute en rouge sobre, reflets lumineux, d’élégantes rayures, des touches fleuries sur les tables, des coussins sur les banquettes. C’est aussi l’un de ces rares restaurants londoniens où l’on peut converser sans avoir à forcer sur le volume de la voix, même la musique de fond est à volume raisonnable. Après une journée à courir d’un rendez-vous à l’autre, c’est formidablement appaisant. Au crépuscule, la lumière se fait tamisée, les bougies amènent leur flamme dorée – très romantique.

Ma serveuse papillone d’une table à l’autre, vérifie que chacun ne manque de rien, échange quelques mots sur la journée de chacun, explique que le menu s’appuie sur des produits brittaniques, cite les ingrédients d’une sauce. Me voyant encore plongée dans le menu, elle pose doucement à côté de moi une sélection de pains d’inspiration méridionale L’un est aux olives noires, l’autre réhaussé de tomates séchées et se marient joliment avec un beurre crémeux.

Je célèbre le week-end avec un verre de Cuatra Rayas Verdejo “Vinedos Centenarios”. Riche mais frais au palais, une pointe acidulée sur le bout de la langue, un tonique agréable, des notes de citron vert, d’herbe fraiche, de fenouil, le vin idéal pour l’apéritif, les salades, les plats de poisson. Bonus points: la carte compte aussi des crus bios, fairtrade, bio-dynamiques ainsi que 3 sélections anglaises (mais oui! Les vignobles anglais prennent de l’essor et de la finesse) de Chapel Down.

On aime le choix d’eau minérale, là aussi British. Celle de Blenheim Palace offre une touche majestueuse. L’histoire remonte au douxième siècle, lorsqu’Henry II fait creuser un étang de plaisance pour sa maitresse de l’époque. L’eau provenait d’une source ancienne dont les réserves ne se sont jamais taries…

L’entrée fait honneur au printemps: des asperges sublime, tout juste croquantes. Un jambon de pays parfumé, presque floral, d’une douceur fabuleuse que l’on a envie de froisser en rosette tant sa texture est légère, relevé par le poivré de la roquette. Sur le côté, il faudra absolument goûter la réduction de porto, qui en concentre les saveurs complexes et fruitées. Et puis, une très savoureuse découverte: le Yarg cheese. Cette création de la Lynher Dairies, en Cornouaille, est enrobée lors de sa maturation de feuilles d’orties d’où cette saveur unique, cette force de caractère mais cette douceur au coeur. Une autre version existe, utilisant des feuilles d’ail sauvage. Jetez un coup d’oeil au site, aussi beau que leurs fromages sont bons. Convaincu ou intrigué? Vous pouvez les commander en ligne ou passez en acheter chez le célèbre fromager Paxton and Whitfield, dans la même rue.

Les plats principaux proposent agneau du Pays de Galles, poulet bio du Devon, filet de boeuf irlandais… et de la truite du Wiltshire pour laquelle je craque instantanément. La chair en est moins huileuse que celle du saumon et nettement plus raffinée. Cuite avec sa peau, chaque bouchée offre un léger croustillant fort agréable. Le poisson repose sur des pommes de terre façon Anne, de fines lamelle crémeuses et fondantes et s’accompagne d’un bouquet de salicorne (sublime avec la truite) et de carottes presque sucrées, le tout dans une sauce aux herbes. Divin!

Dans la liste de desserts, une description attire mon regard – la mousse au chocolat et sureau. Si j’imagine facilement ces deux saveurs, je n’arrive pas à les imaginer combinées. La curiosité me gagne. La ganache est onctueuse, un velours au palais. Celle-ci est couronnée d’une gelée de sirop de sureau, proposant ainsi deux textures. Etonnant, elles se suivent sur les papilles, de détachant nettement, sophistiqué, gourmand. Le temps d’étudier cette alliance, cuillère après cuillère, on réalise que l’assiette est vide. Finissez par le biscuit riche en beurre et saupoudré de… popping candy pour un pétillant en bouche.

Mariez-le avec un Rioja Crianza, Castillo di Clavijo qui alterne les cerises juteuses et les notes de cacao. Riches en tannin, il mérite un léger temps de repos pour s’oxygéner et mieux s’ouvrir. Un petit bijou couleur rubis qui donne du rose aux joues.

Verdict: l’un de ces petits joyaux londoniens trop peu connus. Idéal pour rattrapper le temps perdu avec des amis, les dîners romantiques, amener les beaux-parents pour un parcours sans faute. La carte s’adapte à tous les gourmets: de la créativité, de la suprise dans le choix de produits brittaniques, des classiques. Une belle adresse pour découvrir les saveurs anglaises et que l’on suivra avec curiosité de saison en saison!
Petrichor
The Cavendish
81 Jermyn Street
London SW1 6JF
Pssst!
20% de réduction sur l’addition au Petrichor sur les plats à la carte lorsque vous résevez via la page Facebook.
Un week-end à Londres: 09-11 sept 2011
La morosité de l’automne? Les londoniens ne connaissent pas. Cette semaine, la ville pétille de fêtes et festivals. A vos parapluies, les amis, il faudra passer entre les gouttes!
* Les fashionistas ne rateront pas les célébrations mode pour la Vogue Fashion Night ce jeudi soir.
* Vendredi, pour être VIP chez Topshop, il vous suffira de récupérer une copie du Metro.
* David Lynch vous emmènera au bout de la nuit.
* Le festival de la Tamise propose toujours deux journées de folie… Bravez la foule, les animations valent toujours le détour. On pourra même s’y faire artiste. Samedi, ne ratez surtout pas Southwark Bridge toujours fermé à la circulation pour l’occasion et qui propose de belles tables. Pour le programme, cliquez ici et ici aussi. Le dimanche soir, carnaval et feu d’artifice!
* Jermyn street, la rue des gentlemen à l’arrière de Fortmum & Mason se met elle aussi à la fête samedi. On y découvrira le chic britannique à travers des défilés, des démonstrations des orfèvres du style. Vous pourrez aussi y apprendre les ficelles du métier de majordome ou même danser avec l’équipe du Ritz. Les dégustations seront aussi à l’honneur et les enfants seront bienvenus.
* Passez découvrir les oeuvres mystérieuses de Dan Hillier. Intrigantes et si fines.
* Petit grain de folie côté vaisselle.
* Abracadabra!
* C’est la saison de la chasse – à découvrir côté assiette.
* La danse s’inspire des mangas.
* Visitez le parc olympique.
Pssst: Les plateaux de fruits de mer vous manquent? The Botanist ouvre un pop-up gourmand du 16 au 18 septembre où se régaler d’huitres, de langoustines, de crabe du Dorset… Le tout sans se ruiner. Vite, réservez votre table!
Faites-vous petite souris chez Paxton & Whitfield
Demandez a n’importe quel Froggie ou trouver du fromage a Londres et il repondra invariablement Neal’s Yard Dairy, la Fromagerie ou la Cave a fromages.
Alternativement, le Borough Market offre un choix luxueux (surtout si vous goutez, comme moi a tous les etals).
Mais pour la touche pittoresque, j’aime passer chez Paxton and Whitfield. Situee dans la rue des gentlemen, Jermyn Street, cette adorable petit boutique cache bien des suprises. Elle en a fait du chemin depuis 1742 ou elle etait simple etal au marche d’Aldwych… Il fallut le support de Sieurs Paxton et whitfield pour qu’elle puisse s’installer en 1797 dans ce quartier chic. La royaute ne s’y trompe pas: en 1850, elle devient fromagerie officielle de la Reine Victoria. Un privilege dont elle jouit toujours - elle continue de fournir la reine Elisabeth II et son fils Charles.
Au XXeme siecle, la competition des fromages continentaux puis les deux guerres mondiales corsent le business. P&W elargissent leur rayon, developpent le cote epicerie avec creme, lait, beurre… Winston Churchill ne jure que par eux, declarant que tout bon gentleman ne penserait a acheter ses fromages que la.
Entrez donc y faire un tour. Humez l’air… Vous y trouverez le meilleur des specialites francaises et anglaises… L’interieur est adorable, comptoir recouvert de fromages, ici et la, des tonneaux d’une autre epoque. L’equipe est formidablablement chaleureuse (meme lorsque vous vous contentez de mitrailler les presentoirs) et vous invitent avec plaisir a gouter telle ou telle nouveaute.
Et si vous revez d’un mariage ou d’une celebration un peu differente, pourquoi ne pas commander une pyramide speciale…?
Petite touche moderne, un site web pour passer commande. Vous pouvez egalement rejoindre le cheese club pour £35 par mois avec livraison express de 4 succulents fromages…
Paxton and Whitfield
93 Jermyn St
St James
London
SW1Y 6JE
Le dandy de Jermyn Street
Ah, Jermyn Street, juste derriere Fortnum & Mason. J’amene souvent mes visiteurs jeter un coup d’oeil aux boutiques a l’ancienne, comptoirs en bois, un air d’un autre temps. C’est ici que les gentlemen venaient acheter ou faire tailler chemises et costumes, se fournir en cannes, chaussures, parfums, accessoires divers. Je reste fascinee par les etageres couvertes de blaireaux.
Y aviez-vous remarque cette statue? Voici George Bryan Brummel, surnomme Beau Brummel. L’initiateur du dandysme sous la Regence. A 16 ans, il herite de son pere une fortune. Il finit ses etudes a Eton, la fameuse ecole, en compagnie du prince de Galles, dont il devient ami.
La mode masculine est aux couleurs gaies, aux fanfreluches, dentelle au bord des manches, esbrouffe. Jusqu’a present, les Francais avaient toujours mene la danse et influence le choix des vetements. Depuis la revolution puis les guerres napoleoniennes, on se mefie de leurs choix, il serait de mauvais ton d’afficher une affection pour un peuple qui se joue de ses ses dirigeants…
Beau decide, dans un premier temps d’abandonner la perruque, la poudre a outrance. Il est vite remarque pour sa verve, ses mots d’esprit… et par sa tres grande elegance. Chaque detail est minutieusement calcule – il pretend mettre 5 heures a s’habiller, conseille de faire briller ses bottes… a la mousse de champagne. Il modifiera completement la mode britannique de l’epoque: il abandonne les pantalons courts qui s’arretaient aux genoux et se portaient avec des bas ou des chaussettes hautes pour un pantaloon, plus seyant. Rajoute une veste sans taille mais avec des pans pour souligner la stature. C’est le premier pas vers notre costume contemporain. Il rajoute un foulard au noeud complexe – l’ebauche de notre lavalliere, la cravate reste au quotidien moderne.
Tristement pour lui, ses dettes de jeu montent en fleche et il devra s’exiler en france pour echapper a la prison. Sans doute aurait-il du demander des dividendes aux tailleurs de Jermyn Street dont il a certainement fait la fortune a l’epoque!
Jermyn Street
London SW1Y
























