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Les mosaiques du Harleyford Rd Community Garden
Il vous faudra, pour ce jardin communautaire, vous éloigner du centre.
Le quartier n’abrite aucune attraction touristique, juste d’adorables maisons victoriennes.
On y viendra par envie de se perdre dans un coin inconnu de la ville, une parcelle qui ne brille pas du glossy des guides.
Peut-être connaissez vous quelqu’un alentours, peut-être avez-vous juste besoin d’air. And so you pick a destination.
Il faut savoir faire vivre ces asiles de verdure, même un peu sauvages. Suivez les mosaiques, asseyez-vous sur un banc un peu envahi par la végétation. Vous tomberez sans doute, le week-end, sur l’un des jardiniers bénévoles qui s’affaire, discrètement. Ou un rouge-gorge amical, qui sait.
C’est l’été, évadez-vous, serpentez, perdez-vous, oubliez le reste. It’s summer.
Harleyford Community Garden
Harleyford Rd/Bonnington square
Lambeth
London SW8 1TF
Fenetre sur le Londres Georgien
Vous connaissez sans doute Tracy Chevalier par son premier roman, La jeune fille a la perle, une petite merveille egalement adaptee au cinema. Des tableaux merveilleux, elegants inspires de ceux de Vermeer, au centre de l’histoire.
Avec Burning Bright, l’auteur se tourne vers le Londres de la fin du 18eme siecle. L’intrigue n’est certes pas aussi passionante, l’histoire cousue de fil blanc. Mais les peintures de cette epoque sont rares, les ouvrages se concentrant generalement sur l’epoque Henri VIII, elisabethene or victorienne. Les fenetres ouvertes sur la capitale sont tres vivantes – le Lambeth de l’epoque, les myriades de petits metiers oublies, lessiveuses, fabriquants de boutons… l’atmosphere des pubs, les industries de l’epoque comme l’usine de moutarde, l’exploitation des employes, le quartier rouge de Soho et la pauvrete de St Giles… D’autres recits se lient a la trame – l’influence de la Revolution Francaise sur les esprits de l’epoque, entre idees revolutionnaires et trahisons, on ne choisissait pas ses ideaux politiques, evidemment. L’association de Lambeth pressurisera les locaux a signer allegeance au roi. Mais aussi le poete Blake, libre penseur, excentrique, dont on decouvre un peu plus le parcours.
Quelle surprise, aussi, d’apprendre l’existence du cirque Astley, au pied du Westminster Bridge. Au debut, une simple parade equestre qui evoluera vite avec animaux savants, mini spectacles, feux d’artifice, funambules… Chevalier rend formidablement l’ambiance des defiles mais aussi des incidents – le batiment brulera plusieurs fois et sera reconstruit tout aussi vite. On y decouvre les artistes en pleine repetition, les menuisiers au travail, les enfants en attente alentours a l’affut de la moindre course ou meme du moindre ragot.
Un livre ideal pour un long voyage en train ou en voiture – facile a ouvrir, facile a refermer, facile a reprendre. Interessant surtout pour cette ouverture sur une epoque plus rarement abordee et qui rend la promenade dans Londres un peu plus magique, l’image d’un autre temps se transposant aux devantures modernes…


























