Tea discovery workshop at Teanamu | Atelier découverte du thé à Teanamu

En toute circonstance, les Anglais proposent une tasse de thé. Remède à tous les maux: Let me fix you a cuppa, dear… Being a froggie, I have always marvelled at the British first advice when anything goes wrong: Let me fix you a cuppa, dear…

L’idée est juste, l’appaisement est dans le rituel qui l’accompagne. Préparer la tasse, surveiller le chant de la bouilloire, se concentrer sur la première gorgée, laisser le monde réel s’effacer un instant.
Même faits à la va-vite avec du thé bas de gamme, trop de sucre et de lait, ces gestes simples permettent souvent une transition vers le calme.
When you think about it, it is a judicious one: the toutine of it takes your mind off things. Prepare the cup, listen to the kettle sing, concentrate on the first sip, let the real world fade back for a moment. Even quickly done, with basic tea, too much milk or sugar, these simple gestures offer a welcome transition.

En Asie, le thé est une philosophie. On s’applique à préparer le meilleur breuvage possible, les gestes se veulent justes, précis pour une zénitude absolue. En réfléchissant plus à cette chorégraphie, en se laissant absorber par les parfums et les saveurs, on s’évade totalement. Une mini-méditation, somme toute. Or comme on l’appelle à Teanamu –  une med-tea-tation. In Asia, tea is more a philosophy. One focuses on brewing the best cup possible, with precise gestures, a zen instant. By thinking carefully about this choregraphy, the flavours, the aromas, you kind of escape. in other words –  a mini-meditation or as it is called at Teanamu, a med-tea-tation.

Voilà bien longtemps que je savoure du thé. Volatile au début, je papillonais fidèle à tous et à aucun en particulier. Cet amour là était générique. J’aimais le thé, sans discernement ni grande compréhension. Au fil des années, mon palais s’est affiné. Des thés noirs à l’européenne, surchargés de noms poétiques et souvent parfumés chimiquement (regardez bien la composition!), je me suis orientée vers des saveurs plus fluides, plus asiatiques. Un matcha mousseux. Un Oolong fleuri. Je n’y rajoute plus ni lait, ni sucre qui en cache le goût. J’apprends à le siroter par petite tasse pour mieux le savourer. I have been drinking tea for more than 15 years. I used to butterfly from one to another, loyal to all and none in particular – it was a generic love. From Europeanised black teas (very heavily flavoured but often chemicaly so… it pays to read the composition label!), I fell in love with more fluid, more Asian tastes: a jade green matcha, a floral Oolong. I have stopped adding sugar, milk or lemon as they hode the lovely notes. I learnt to sip smaller cups to better let myself be absorbed by it.

Et pourtant, mes connaissances sont disparates, éclatées. Je sais… qu’il s’agit des feuilles d’un Camellia. Qu’il en existe des verts, bleus, blancs, rouge (à ne pas confondre avec le Rooibos, issu d’un arbuste africain), jaunes. Que la pureté de l’eau sublime le breuvage, ainsi que le temps d’infusion, crucial. Qu’il ne sert à rien de surdoser une théière. Des dizaines de détails éparpilles dans les tiroirs de ma mémoire mais qui ne font de moi en rien une experte.And yet, my knowledge is full of gaps. I know… that the leaves come form a Camellia. That there are green, blue, yellow, white, red (not to be confused with rooiboos from an African bush) ones. That the water purity can transcend the drink, as does the preciseness of the brewing time. That it is no use putting huge amounts in a teapot. Dozens of little details in the drawers of my memories.

Me voyant curieuse, Pei m’a propos récemment proposé de rejoindre l’un de ses ateliers découvertes. Je suis arrivée un peu timide, me sentant bien faible de toutes mes lacunes. Mais Pei est un gentleman, il conte le thé comme d’autres un roman passionant, ouvre des milliers de portes, saupoudre de dizaines d’anecdotes historiques, gourmandes, amusantes.  C’est une belle ballade au pays du thé qui commence. Seeing I was curious, Pei thought I would love one of his tea masterclasses. I felt a bit shy on arrival – feeling I knew so very little. But Pei is a gentleman and he tells tea stories as other fascinating novels, opens doors to a thousand worlds, has funny, historical, sweet anecdotes in store. It fells more like a walk in Asia than a workshop.

Allez savoir pourquoi, je pensais que les différentes couleurs de thé venaient de différentes races de Camellias. Mais non! C’est dans la préparation des feuilles, leur oxydation de vert jusqu’à noir que réside le secret. On apprend peu à peu à comprendre les saveurs fleuries, grillés, printanières des différents grands noms mais également à réfléchir à leur texture. On découvre comment cueillir les feuilles tendres, les périples de chaque préparation. On s’attendrit pour les théières en terre cuite qui s’imprègnent des saveurs. On découvre comment manger des feuilles de thé, comment décrypter le frémissement de l’eau pour atteindre la température idéale. On s’émerveille devant l’Oolong Wuyi Shuixian dont les notes torréfiées très forte pourraient remplacer un espresso pour les buveurs de café. On s’intéresse aux Pu ehrs qui peuvent vieillir comme les bons vins, qu’ils se conservent en galette ou en citrouille. Et tout comme un Bordeaux foncera en teinte avec le temps, deux Pu ehrs séparés de 11 ans en âge marqueront des couleurs bien distinctes. On note mille autres utilisations des feuilles de thé dans la maison, aussi pratique que le vinaigre de nos grands-mères.I had always imagined the different tea coming from camellias varieties. It is in fact in the preparation of the leaves, in their oxydation that the secret hides. I learnt about the various flavours: spiring like, earthy, grilled associated with each big name but also to think about the texture. I discovered how to pick the tender leaves without damaging them. I fell in love wit the clay teapots that absorb the fragrances. I had no idea you could eat tea leaves, nor how to listen tot the simmer of hot water to get the perfect temperature. I marvelled at the Wuyi Shuixian Ooling, which torrefied notes make it very close to an espresso and could really convince a coffee drinker. I found Pu ehrs, who can mature as good wines do and are kept in pancake or pumpking shapes. The difference of colour between a young and older one is impressive.

La soirée s’accompagne de mignardises  thé blanc-rose, oolong ou de macarons à la crème de yuzu. On rit, on rêve, trois heures passent dans une poésie incroyable. On déguste un large évantail de thés, tout un monde s’ouvre à nous. En comprenant le voyage de ces minuscules feuilles, on ne l’affectionne que mieux, de la même façon que l’on décrypte mieux les saveurs d’un bon vin en se penchant sur sa maturation, son cépage, sa cueillette. Une expérience à tenter avec d’autres gourmets, qu’ils soient buveurs de thé ou pas: d’abord pour la richesse culturelle de l’atelier qui aborde de magnifiques traditions que parce que les saveurs sont bien plus structurées, bien plus complexes que les versions dont nous avons l’habitude. Pei, cependant, souligne que chaque thé a ses valeurs positives et que même un PG Tip, préparé avec soin et de l’eau pure peut se révéler surprenant. While listening to our teamaster, we nibbled on white tea-rose or oolong cakes, macaroons filled with yuzy cream… We laughed, we dreamt, tastes a wide range of types and three very poetic hours went by. By understanding each step of the travel these little leaves go through, you focus more on the different levels of aromas and flavours – same goes when you take wine tasting lessons and learn about the ageing or grape varieties. The experience would be equally interesting for other gourmets, yes even non-tea fans. The workshop is very rich in cultural and tradition details and the teas much more interesting than the ones we would normally have in a basic tearoom. Pei does also underline that each tea has its qualitues and that well brewed, with pure water, even a PG tip can prove interesting.

On repart enrichi, en ayant envie de débarquer au bureau avec sa théière et le thé assorti au programme de la journée pour l’adoucir un peu.
Et comme la gourmandise est aussi de mise à Teanamu, je viens de m’inscrire à son atelier Cooking with tea. Pei prépare bien d’autres surprises… En attendant, pourquoi ne pas écouter son interview?
I left feeling… enriched. A few days after I took my own teapot to work, selected a tea that seemed to match the program of the day, this way making it much sweeter.
And as many treats also are home prepared at teanamu, I have just signed down for his Cooking with tea workshop. Pei has a few more suprises coming our way… meanwhile, why not listen to his interview?

Teanamu
14A St Lukes Rd

Next to 1 Lancaster rd
London W11 1DP
£45/tea masterclass

8 Comments

  1. May 7, 2011 / 06:51

    Joli moment ! Je viens d’écouter l’interview et essaierai de goûter les dizaines de thés que je stocke à la maison en ne les avalant pas tout bêtement ! Voilà un cours que je suivrais bien … Mais bon, ici, on déguste plus le vin que le thé ! ;o) Enfin, pas moi …
    Tu nous raconteras la cuisine du thé. J’en fais de temps en temps … j’ai deux ou trois bons livres sur le sujet.
    Re-bises

  2. May 7, 2011 / 07:51

    C’est passionnant toutes ces informations et ce rituel !
    j’en connais moins que toi… j’ai délaissé le thé noir au profit du thé vert, l’après midi un peu de thé blanc et le soir du Rooibos le seul que je prends sans sucre mais qui n’est pas vraiment un thé…
    Bises et bon week end

  3. May 7, 2011 / 08:32

    Oh là là, moi je ne suis pas du tout une pro du thé, bien au contraire puisque:
    1) depuis que je vis en Angleterre, je mets du lait dans le thé “ordinaire”
    2) et que j’adoooore le thé à la menthe marocain avec pleiiiin de sucre
    Bref, un petit atelier comme celui-ci me ferait le plus grand bien!
    Bon week-end ;o)

  4. May 7, 2011 / 16:05

    Je préfère le café, mais là j’ai ordre de ma limiter… Je me tourne vers le thé et ai découvert le rooibos que je ne connaissais pas…

  5. May 7, 2011 / 19:31

    Teanamu’s been on my list of places to go to since you first told me about it and this looks so lovely !

  6. Chocoralie
    Author
    May 7, 2011 / 20:04

    Pei a sagement fait remarqué qu’il fallair etre genereux avec les buveurs de the, quelle que soit leur preference: l’important est de rester curieux et il a bien raison.

    Trisha: oh, you are going to fall in love with the place. A fantastic urban retreat…

  7. May 8, 2011 / 06:48

    OMG! Je rêve d’entrer dans un salon de thé pareil!! Je découvre avec joie ton blog grâce à celui de Clément de Bouts-du-Monde. Une merveille! Je vais suivre de près.

  8. lydy
    May 8, 2011 / 18:34

    L’art du thé ! Je plussoie dans l’idée que parfois c’est la préparation et le calme qu’on y met autour qui permet de l’apprécier … un même thé peut changer de goût au fil de la journée, de l’humeur … Comme toujours, tu m’as emballé avec cet atelier, ça donne vraiment envie d’apprendre toujours + sur ce breuvage apaisant. La cuisine au thé je n’ai JAMAIS testé .. vas tu me ten-thé ??? 😉

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