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The Victoria, Richmond

A quelques minutes de marche de Richmond Park se trouve The Victoria, l’exquise alliance du restaurateur Greg Bellamy et du chef Paul Merrett, c’est un chef d’œuvre tout en finesse. Le menu y est réputé pour faire fondre les plus grands gourmets à tel point que l’adresse a été nommé meilleur gastropub de la région de Londres en 2011.

Après une longue ballade, les joues rosies par l’air frais, ravi d’avoir croisé biches et cerfs sur le chemin, l’idée de prolonger la sortie et de reposer ses jambes ravit forcément. Entre campagne et ville, on se laisse séduire par le bar tout en bois sobre, lampes à l’ancienne, une atmosphère chaleureuse, des petites tables pour deux, d’autres alignées pour accueillir les bandes d’amis, d’autres encore nichées près de la fenêtre, un beau plancher, le soleil se reflétant sur les couverts, un canapé en cuir près de l’âtre, une belle collection de Penguin Books…

Aux beaux jours, on ira lézarder en terrasse, dorer au soleil ou profiter de la douceur de l’air sous d’immenses parasols. Tout au fond de la cour, se trouve un terrain de jeux offrant quelques instants de quiétude aux parents. Quel bonheur de savourer un verre de vin entr’adultes ! La carte comprend bien sûr des sélections enfants et des smoothies.


C’est dans la verrière que l’atmosphère a le plus de charme, des tons bleutées, une belle luminosité surtout le soir, lorsque le ciel rosit et que scintillent les étoiles. Les bougies s’allument peu à peu sur les tables, l’atmosphère se fait plus feutrée…

The Victoria croit, avec le talent en cuisine, en la qualité des ingrédients. Une partie de la carte explique en détail la provenance des viandes jusqu’aux œufs mais aussi quantité d’anecdotes, l’abondance de produits britanniques. On découvre aussi que l’équipe fait appel à un forager, ces spécialistes ratissant la nature à la recherche d’herbes fraîches, de champignons… Le recyclage s’affiche aussi comme une priorité : même l’huile de cuisson servira à créer du bio-fuel.

Intriguée, je commence en entrée des huitres de Jersey. Si je les connais crues, délicieuses relevées juste d’une goutte de tabasco, je m’apprête à les goûter chaudes. A peine ouverte, elles sont cuites dans une pâate extrèmement légère, presqu’un dentelle, qui encapsule totalement les saveur iodées, les fait exploser en bouche sur une belle longueur. La texture rappelle un peu celle des moules mais en tellement plus raffinés, tellement plus fondant.  Superbe présentation dans la coquille d’origine sur un lit de petits pois printaniers. La sauce s’avère inutile, tout est là, dans la bouchée. L’un de mes voisins de table, un ancien chef, s’étonne autant que moi, l’imagine avec un léger trait de citron vert… C’est aussi là la magie du Victoria:  les qualités d’un restaurant étoilé dans le confort d’un gastropub avec cette facilité de converser joyeusement avec de parfaits inconnus.

En vin, je suis infidèle. Si Malbec et Malborough feront facilement vasciller mon coeur, j’accorde autant les crus à mon humeur qu’aux mets. C’est un superbe Viognier du Languedoc (Un Jean d’Alibert sept saisons) qui accompagne ma soirée. Ses arômes de peche, d’abricot, de poire enveloppe le palais, amènent une touche tonique aux plats. Un délice qui suit volontiers de l’apéritif au dessert.

Après une entrée hors du commun, j’aime souvent à tester un plat plus classique. Pour un froggie, la cuisson des viandes est le test ultime. L’agneau plus encore, pour une viande si parfumée, la perfection s’impose. Le Victoria remporte le défi haut la main. Une viande d’une qualité sublime, juste sublime, tendre, rosée au coeur, juteuse. Un peu de gras sur la viande ajoute à son fondant. Les haricots, encore un peu croquants, ont été cuit dans un ruban de bacon et s’en sont infusés. Une quenelle de purée avec une note de carottes, beau velouté en bouche, une galette de pommes de terre moelleux mais croustillant à l’extérieur. Un sans faute.

Le dessert est, comment dire? Hors du commun. A tomber. Une salade d’orange sanguine dont le jus se parfume de campari et de caramel, le tout saupoudré de pistaches croquante. Sur le dessus une glace onctueuse, mêlant marmelade, caramel et menthe fraiche. Une si belle palette de couleurs et de saveurs… Et sur votre écran mental, s’inscrit en majuscule: WOW.  Même le plus racé de chocolats semble fade à côté. Pour un peu, vous en commanderiez un second. Vous n’avez pas encore fini votre assiette et vous y êtes déjà accroc. Vous pourriez le déguster au petit-déjeuner, déjeuner et dîner et ne jamais vous en lasser.

Et si vous voulez vraiment profiter pleinement de l’expérience, vous échapper un temps de Londres, The Victoria offre également 7 chambres joliment décorée et avec tout le confort d’un hôtel. Il faudra passer près des cuisines et je jure que vous ne résisterez pas à jeter un coup d’oeil. Attention, rester plus d’une minute ne garantit qu’un chose: même après un dîner ultra-copieux, la fringale vous guettera…

L’atmosphère, de ce côté du bâtiment est plus douce, presque zen. On n’imagine pas qu’à une minute de là, rires et plats défilent. Les pièces s’étalent sur le rez-de-chaussée et un étage, plus humain donc qu’un hôtel. Les teintes sont modernes, chaleureuses, les pièces sont étonnament spacieuses.  Plutôt qu’une imposante armoire, une étagère abrite une collection de cintres, un miroir séparée complète le tout. Vous êtes en business? Bureau, wifi gratuit, necessaire pour café et thé sont également à votre disposition. La salle de bains est petite mais bien pensée, juste ce qu’il faut. Le petit détail qui fait mouche? Les produits de bain Percksniff’s, dont les huiles essentielles détendent instantanément. On trouvera donc la gamme Happy, angélique et bois de rose. Londres semble à des milliers de kilomètres…

Et se réveiller en se sachant si près de Richmond Park donne un sentiment de liberté inégalable. Est-ce l’air frais? Le côté village du quartier? La promesse de grands espaces verts? On sourit d’emblée, rayonnant. Le petit-déjeuner est déjà dressé dans la verrière. Choisissez un siège au soleil, préparez-vous un bol de salade de fruits à la cannelle, prenez les journaux du matin… Le jus de fruit a été fraichement pressé, le temps est rendez-vous, le café fume dans votre tasse… Le luxe? Commander un croque-monsieur ou un croque-madame, extraordinairement riche, le fromage crémeux, le jambon excellent. aussi copieux qu’un English Breakfast!

Verdict? Idéal pour un week-end romantique. Le quartier, le parc si près, un dîner première classe… Accessible en train, sans long trajet, sans traffic. Pour un peu, vous en feriez vraiment votre home from home!

The Victoria
10 West Temple Sheen
London SW14 7RT

Un week-end à Londres: 17-19 février 2012

Les plus belles fleurs, finalement, sont celles qui ne se fanent jamais. Les jours de grisaille, je rêve devant cette dentelle de papier de Rob Ryan. D’escapade au bord de la mer et de prairies printanières. Quelques secondes de douceur. On en oublierait presque le chocolat, dites-donc.

Tranche d’art:
* Redécouvrez Picasso à la Tate.
* Ajoutez une touche de surréalisme avec Chihuly.

Spécial Boutchous:
* Samedi, apprenez à faire des crêpes en 3D. C’est gratuit.
* Autre idée ce jour-là: c’est la fête des pommes à la réserve naturelle de Camden.
* Tiens? Le Duck Tour propose un thème James Bond.

Love, Love, Love:
* Victoria & Albert, un amour royal -  fabuleuses animations.

Hors des sentiers battus:
* Samedi, partez à la chasse aux indices dans Shoreditch.
* Ou chantez au pub. Au Coach & Horses, c’est une tradition tous les samedis, piano à l’appui.
* Préparez des potions.
* Un peu de douceur dans un monde de brutes.
* Passez au ciné. Sur les toits. Construit avec des matériaux récupérés du parc olympique.
* Les camélias sont en fleurs à Chiswick House. A voir!

Un week-end à Londres: 03-05 février 2012

Rêve d’Argentine avec le spectacle Midnight Tango. Danse langoureuse, séductrice qui fait s’envoler les robes, tournoyer les danseurs. Et lorsque l’accordéon, le violon s’emballent comme dans une mélodie de Tiersen, le coeur bat aussi vite que les talons sur la scène. Un talent exceptionnel, à voir.

Tranche d’art:
* Tricoter, à l’extrème.
* Replongez dans le monde de David Lynch.
* Redéfinir l’art.
* Une page de poésie.

Miam time::
* Spécial carnivores.
* Passez découvrir le nouveau macaron de Pierre Hermé:  Jardin enchanté. Crème de citron vert, coeur de cerise, touche de piment d’Espelette pour réveiller les papilles. Une nouvelle édition dans le thème jardin sera disponible chaque mois.

Love, love, love:
* Ajoutez des paillettes, jeudi, avec Tatty Devine.
* 50 idées romantiques sur Londres.

Spécial boutchous:
* Chaussez vos rollers et passez un moment disco en famille.
* Re-célébrez l’année du dragon.
* La Somerset house propose aussi des ateliers boutchous ce week-end.

Londres, c’est royal:
* Découvrez la vie de la Reine Elisabeth II à travers les portraits de Cecil Beaton au V&A (jusqu’au 22 avril 2012).

So British:
* Les meilleurs pubs de Londres, c’est par là. A la vôtre.
* Ce week-end, la bière sera aussi rock’n'roll.

Hors des sentiers battus:
* Fan de Daniel Radcliffe? Rencontrez-le jeudi soir.
* Promenez-vous dans le monde de Dickens (chaque tour est gratuit, nul besoin de réserver non plus).
* Le street art est haut en couleur avec Jimmy C.
* London joue la carte high tech (apparemment, la mairie de Londres a encore des sous en caisse).
* Samedi, visionnez le meilleur des films Bollywood.
* Rejoignez la congrégation de clowns pour rendre hommage à Grimaldi.
* Suivez le street art. Littéralement.
* Extravagance tropicale à Kew Gardens.
* Après le Nouvel An chinois, le Nouvel An russe. C’est dimanche et sur Trafalgar Square.
* Les perce-neiges sont de sortie au Chelsea Physics Garden.

Un week-end à Londres: 20-22 janvier 2012

Une  minuscule gallerie s’est ouverte à Covent Garden. On y croise, entr’autres, des représentations rigolotes de Londres, entre noir & blanc et arc-en-ciel de teintes, comme si l’histoire se laissait conter par les couleurs. Jetez donc un coup d’oeil à la Delicate Mayhem Gallery, 3 Russel Street lorsque vous passerez dans le coin…

Tranche d’art:
* Facebook inspire le street art.
* Expo haut en couleur avec David Hockney.
* Art du 21ième siècle: 3D printing.

So British:
* Devenez fan de cricket.

Musique, maestro:
* Gardez une petite pièce pour le juke-box.

Spécial boutchou:
* Street art: suivez Stik à la trace.
* Dimanche, atelier appareil photo.
* En l’honneur de la comédie musicale Mathilda, les amoureux de Roald Dahl craqueront sur le stupendous afternoon tea.

Miam-time:
* Janvier mois de detox? Alliez l’utile à l’agréable avec des healthy cocktails à The Botanist et au Chiswell Street Dining Room. Jusqu’au 12 février, on s’y régale de Lemon Aid (au sirop de thé blanc et gin infusé à l’abricot), de Green Business (vodka, concombre, basilic, spirulina) et Hazy Days (gin, liqueur de pomme verte, gingembre frais, goji berries). Bourré de vitamines et de bonnes choses pour vous.

En dehors des sentiers battus:
* Ce jeudi soir, small is beautiful (et rigolo) à la Wellcome Collection.
* Jeudi toujours, passez voir des films à l’Imperial War Museum (c’est gratuit).
* Instant nostalgie -  passez voir un film muet au Barbican.
* Notez précieusement les adresses de l’ami Luiz Hara.
* Passez au galop à l’O2.
* Et pourtant, ce n’est pas Halloween: expo de cercueils.
* Promenez-vous à Three Mills Island.
* Le Take-away shop propose de partager histoires du quotidien, petites histoires sur Londres, bonheurs du quotidien, craft. On applaudit bien fort.

Un week-end à Londres: 13-15 janvier 2012

Comme une petite envie de ballade à Shoreditch. Ouvrez l’oeil, on y croise encore les peuvres miniatures de l’artiste Pablo Delgado, au ras-du-sol… A vous, les amis, que ferez-vous ce week-end? Quelques idées un peu plus bas.

Tranche d’art:
* Imitez le mime Marceau.
* L’art ne vous laissera pas de glace.
* Un peu de sérieux – magnifique expo de photos par l’équipe de Skys News à la Somerset House.
* Expo colorée et surprenante au London Transport Museum - pour les amateurs d’anecdotes.
* Trouvez votre chance à la Wellcome Collection.
* Vous craquez pour l’immense sculpture de verre à l’entrée du V&A? Passez voir d’autres oeuvres de l’artiste.
* Vue du premier étage

So British:
* Réchauffez-vous auprès d’un feu de cheminée dans un pub.
* Ou écoutez-y des classiques.
* Ou mangez traditionnel.
* Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le gin avec cette promenade craze walk.

Spécial boutchou:
* Et redécouvrez Quentin Blake.

Miam-time:
* Santé, les amis!
* Dînez au cinéma.
* Je vous sers un peu de tourte à l’écureuil?

En dehors des sentiers battus:
* Prenez vos patins (à glace) et dansez, maintenant.
* Ecrivez vos cartes de remerciement chez Tatty Devine.
* Lord of the rings – jusqu’au bout de la nuit.
* Chantez a cappella.
* Sirotez un verre dans un tipi sur les toits de Londres. Si, si.
* Ici, pour les tours guidés de Londres, c’est pay what you want.
* V’la t-y pas qu’on peut personnaliser sa soupe.

Carte postale de Londres

Il reste, dans Londres quelques pubs traditionnels servant les pintes dans ces choppes en verre. Inventées à la base pour leur meilleure tenue en main, elles glissaient moins à la plonge que les verres lisses et réduisaient les coûts liés à la casse. Elles disparaissent peu à peu il y a 10 ans, les lave-vaisselles modernes permettant d’utiliser des modèles plus classiques.

On les utilise encore Nag’s Head (53 Kinnerton St,  London SW1X 8ED), un pub caché dans les petites rues de Belgravia. Point de touriste ici, que des locaux, deux cheminées pour se réchauffer en hiver, des boissons certes classiques mais une décoration ecclectique, mémorabilia fascinante qui occuppe le regard toute la soirée.  Les téléphones portables y sont fermement interdits, laissant place à une atmosphère plus calmes, bercée par les conversations et les rires.

The Avalon

J’aime déjeuner tôt dans les pubs, avant la foule, le buzz, le ballet des serveurs. Je peux alors tourner librement dans la pièce, admirer les détails, savourer le silence. Pour un temps très court, l’endroit est presqu’à moi.

The Avalon offrait une atmosphère de conte de fée, semblait just’endormi. Les verrières amenaient une lumière poudrée, filtrée par les lustres d’inspiration steampunk. Sur les murs, un papier peint à motif anis puis des céramiques crème. Tout est doux au regard. Bois, cuir, cuivre…  On y retrouve un peu des bistrots parisiens dans la succession des tables, les banquettes moelleuses qui entourent la pièce mais avec une élégance toute britannique. On a envie, ici, de prendre ses habitudes, d’avoir sa table préférée, que le serveur nous reconnaisse…


On se perd dans la contemplation, sur les murs, d’articles découpés dans des journaux du début du siècle: jeux, anecdotes, illustrations de ce temps où les gravures remplaçaient les photos. On se faufile pour toutes les voir de près.



Près du bar, l’ambiance est plus pub, plus baroque. On s’imagine bien refaire le monde autour d’une pinte ou d’un whisky (belle sélection japonaise pour les amateurs!).

Et puis, quand les beaux jours reviendront, il faudra profiter du jardin, bancs en teck, lierre, vue sur l’église toute proche. On se sent bien loin de Londres tout d’un coup…


Mais revenez donc à table. Notre entrée vient juste d’arriver. Une merveille de saumon fumé (£6.75) en tranches fines et délicates, réhaussée des parfums plus marquésd’échalotes et de capres vinaigrées. La mâche amène une note poivrée très agréable mais le coup de coeur sera surtout pour cette crème aérienne au wazabi. Elle rafraîchit d’abord puis envoûte par sa force et met décidément le saumon en valeur. Une idée à noter et à recréer chez soi.


La carte des vins est extrèmement bien pensée. Plutôt que de juste se reposer sur des grands noms de vins et de cépage qui n’aident pas toujours à se décider, les crus sont présentés par leurs qualités: Floral & aromatic, Zesty, citrus & lively… On marie ainsi son choix autant avec le plat… qu’avec son humeur. Faites-vous plaisir avec un verre de Mud House, un Sauvignon Blanc Malborough néo-zélandais trés gai, notes de chêne et de citron vert, qui ré-énergise d’emblée.

Vous pensiez les plats végétariens ennuyeux et peu goûteux? Détrompez-vous. The Avalon a concocté un savant mélange (£11) de courgette et aubergine farcies de lentilles savoureuses, infusées de romarin et surmontées de mozzarella fondue. Ah, quel mélange de saveurs! Sur le côté, une compotée de poivrons rôtis, belle sauce qui enveloppe les papilles, ainsi qu’une poellée de chou chinois fondant. Une superbe gamme de couleurs et textures et qui mine de rien, cale drôlement.Your 5 a day en une seule assiette.

Un dessert de saison s’imposait – comment ne pas craquer sur un crumble pomme-prune (£5.50)? L’idée même appelle à un feu de bois qui crépite… Celui-ci offre un vrai croustillant sur le dessus, riche en beurre comme il se doit. On aime se régaler de morceaux de fruits plutôt que d’une compote – plus festif, d’autant que la prune a amené une couleur rose à l’ensemble. Belle glace dense qui fond donc très doucement, parfumée au gingembre confit. Un dessert qui vous fait aimer l’automne… Accompagnez-le d’une infusion de menthe fraîche (£1.50), bien plus arômatique qu’un thé en sachet.

Des tables sont aussi disponibles à l’avant en terrasse pour se dorer au moindre rayon de soleil. Demandez une couverture à l’équipe s’il fait un peu trop frais! Les enfants ont leur place ici avec un menu dédié et l’on s’imagine volontiers le dimanche en famille…

The Avalon  fait partie de la famille Renaissance pubs (Rappelez-vous, nous avions testé et adoré The Rosendale). Un groupe qui porte bien son nom et qui se dénote des adresses lourdes de boiseries ou aux tables collantes. L’équilibre entre esthétique et délicieuse cuisine, aucune esbrouffe, juste une atmosphère vraie où l’on peut, vraiment, lâcher prise sur le quotidien.

The Avalon
16 Balham Hill
South Clapham (5minutes de marche du métro, même rue, tournez juste à gauche)
London, SW12 9EB

 

Un week-end à Londres: 21-23 oct 2011

J’affectionne cette saison un peu confuse ou les cartes de voeux se mêlent aux déguisement d’Halloween. J’imagine Santa s’essayant au trick or treat, récession oblige, pour allonger son stock de cadeaux… Le 01er novembre, ligne droite vers Noel, Oxford Street allumera ses lumières, fête à l’appui. Allez, un petit bonbon pour célébrer ça?

* Hop, ciné et pop-corn à Trafalgar. Prévoyez une petite laine.

* Foncez faire les soldes chez American Apparel, il faudra sans doute jouer des coudes avecs des prix à partir d’£1…

* Participez à un banquet extraordinaire.

* Fan de football américain? Faites halte à Trafalgar Square.

* Partez à la recherche des pub cats.

* Essayez-vous à un challenge photo sur les bords de la Tamise.

* On s’émerveille des voyages artistiques du Bloomsbury festival.

* Célébrez Diwali -  n’oubliez pas de passer chez Dishoom qui propose une journée famille ce samedi.

* Voyez Londres se dérouler sous vos yeux en digital.

* Ajoutez une cuillerée de douceur à votre quotidien avec ce miel londonien. Chérie City a eu l’occasion de le goûter.

* A défaut d’avoir la pêche, passez donc faire leur fête aux pommes au Borough Market.

* Le pop-up n’est pas mort. Non, non, il se fait vampire.

* Un distributeur qui parle l’argot londonien? Mais oui, sur Roman road…

* La National Portrait Gallery joue la carte sexy.

* Préparez vos anecdotes pour Halloween.

* Bientôt des bons points pour ceux qui préfèrent la marche aux transports en commun?

* On craque, encore et encore pour les gâteaux rigolos de saison de The Biscuiteers.

* Vous restez quelques temps dans le pays et vous souhaitez une belle immersion à Londres? Facilitez-vous la vie et offrez-vous un stage d’anglais pour mieux maîtriser la langue.

The Rosendale

L’entrée du pub est majestueuse, immenses piliers ombragés, carreaux de céramiques au sol… Il se démarque d’emblée. On se demande quel a bien pu être son passé, tant il est grandiose.

A l’intérieur, on hésite entre deux atmosphères – les sofas en cuir qui invitent à la détente ou plus haut de quelques marches la partie gastropub, plus posée. Des larges fenêtres baignent la pièce d’une lumière mielleuse, le papier peint est fait de milliers de photos anciennes qu’on regardera en détail, quitte à ne pas se rendre que son plat est déjà arrivé. Ici et là, des cadres entourent des publicités d’antan. Le regard se pose immanquablement sur la cheminée, au dessus de laquelle des papillons multicolores sont en pause dans leur envol. Tout juste remis à neuf, sa décoration atypique s’inspire du passé et alimente facilement les conversations, un confort à la fois simple et complexe.

Autour du bâtiment se déroule le summer garden, tables de bois blond sous de parasols rouge. Ici, l’on est kid friendly: un terrain de jeu est disponible à l’arrière avec maisonnette en plastiques et puzzles de sol. Une adresse bien connue par les locaux qui y viennent en famille le week-end savourer un moment de détente. Le menu enfant propose une bonne sélection de plats et de desserts, dont des cupcakes à décorer de vermicelles de sucre coloré ou de morceaux de chocolat, un grand hit auprès des petits. Un jour de soleil, c’est idyllique, on refait le monde en laissant le temps s’écouler. A moins de continuer sur une ballade dans West Dulwich.

Venue déjeuner en semaine, j’ai été séduite par la sérénité de l’endroit. Je m’étais blottie près d’une fenêtre pour me dorer au soleil tout en échappant à la brise d’automne. Plutôt que de s’éparpiller, la carte se concentre sur une poignée de plats réconfortants et cuits à la perfection. Essayez, par exemple, le poulet à la marocaine (£8). La semoule est moelleuse, agrémentée d’échalotes, de tomate et de coriandre. Les brochettes de poulet, réhaussée de paprika, s’avèrent de petites merveilles. On décèle avec délectation le safran et le cumin dans la sauce, en portion généreuse : assez pour enrober la viande et en imbiber la semoule. Accompagnez d’une soucoupe d’olives pour parfaire le tout.

Belle surprise que de retrouver à la carte ma microbrasserie préférée, Meantime, et sa bière signature : la London Lager qui s’accorde facilement avec toutes les atmosphères. A essayer!

J’avoue ne jamais résister à un Eton Mess, ce dessert typiquement anglais alliant meringue, fruit et crème sucrée. Celui-ci est décidément succulent, relevé d’un sirop maison, gorgé de framboises. On n’en fait quelques bouchées.

Revenue dimanche dernier en famille, j’y ai passé une soirée délicieuse, les enfants se mélant joyeusement aux autres, dévorant un hamburger de premier choix avec une touche de salsa épicée, des frites maison qui font oublier l’idée du ketchup et le ciel rosissant au-dessus de nous. “C’est drôlement bien, ici” conclut justement ma fille de 5 ans. La vérité sort de la bouche des enfants…

The Rosendale (qui fait partie du Renaissance Group -  d’autres belles adresses à découvrir)
65 Rosendale Rd
West Dulwich SE21 8EZ

Teatime in Wonderland était invité par The Rosendale

Un week-end à Londres: 30 sept – 02 oct 2011

J’ai comme une envie de ciné, ces derniers temps. Je m’étais lassée des salles sombres et des grands écrans jusqu’au Nomad Cinema qui a su redonner le relief et l’atmosphère nécessaires au film. En ce moment, on peut savourer des films en descendant une pinte de bière, ou nettement plus chic avec une flûte de champagne!

Et vous, que verez-vous ce week-end? Si vous êtes en manque d’idée, piochez donc:

* Vendredi, on danse le tango au V&A.

* Science en folie par ici!

* Faites un safari gourmand sur Regent Street.

* On passe goûter chez Café Luc. Ou petit-déjeuner, déjeuner, dîner. Faut dire que cette adresse concocte les steak tartare les plus tendres de toute la ville…

* Grimpez les marches du Monument en musique.

* Passez voir la fonderie qui a fabriqué Big Ben.

* Redécouvrez Spitafields. Passez-y d’ailleurs admirer cette synagogue construite par des Huguenots et tout juste réouverte.

* Gordon Ramsay voit grand.

* Chantez au pub.

* Tatouez vos chaussures.

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